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La vague de réactions des acteurs politiques et de la société civile continue après la répression sanglante des dernières manifestations ‘’interdites’’ de la coalition des 14 partis l'opposition par les forces de l'ordre et de sécurité.

«Nous sommes totalement dépassés par les événements et nous sommes aussi déçus un peu de la réponse des autorités vis à vis de cette situation » s’est indigné M. Aimé Addi, président de Amnesty International-Togo.

Pour ce défenseur des droits de l’homme, c'est inadmissible que dans un Etat, la sécurité des citoyens ne soit pas assurée même si ce citoyen brave une interdiction. « Je pense qu'on ne peut pas tolérer que dans un pays on ne peut pas assurer la sécurité des citoyens. Ceux qui ont bravé les interdictions restent des citoyens » a-t-il poursuivit

De plus, l'organisation de défense des droits de l'homme se dit préoccupée face à l'apparition d'autres forces outres que les forces de l'ordre et de sécurité  habituelles et demande au gouvernement de diligenter des enquêtes internationales impartiales et indépendantes afin d'établir la vérité sur les derniers événements.

Par ailleurs, M Addi n'a pas caché sa crainte en ce qui concerne les risques de dégradation de la situation dans l'avenir « l'avenir est incertain face à cette violence inouïe que nous remarquons sur le territoire togolais » a-t-il déclaré à la chaîne allemande Deutsche Welle.

Il faut rappeler que les manifestations du 07 décembre 2018, organisées par la C14 ont tourné à l'affrontement entre les manifestants et forces de sécurité  occasionnant plus de 2 morts dont un enfant de 12ans à Lomé et plusieurs blessés graves.

 



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