Togo media 24

Le Chef de File de l’Opposition (CFO) togolaise et président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, membre des 14 partis de l’opposition dans une interview accordée à nos confrères de La-croix.com parle de son allié Tikpi Atchadam.

Dans cette interview accordée au site français, M. Fabre, s’est également prononcé sur plusieurs sujets, (passions identitaires au Togo, l’armée, Faure Gnassingbé, la France….).

Pour M Fabre, « L’apport du Parti National panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam dans cette lutte est intéressant et même important ».

Longtemps considérée comme la chasse gardée du pouvoir en place, la partie septentrionale d’où est originaire Tikpi, est plus que jamais débout contre le régime de Faure Gnassingbé. Cette nouvelle donne est saluée par Jean-Pierre Fabre. « L’apport, (…), de Tikpi Atchadam dans cette lutte est intéressant et même important, en raison de son appartenance régionale : il est issu du Nord du pays, considéré abusivement par le pouvoir comme sa chasse gardée. » a indiqué Fabre.

Selon, le député à l’assemblé nationale togolaise, des rivalités politiques pourront naître au cours des échanges électorales, mais pour le moment c’est loin d’être le cas.  « Naturellement, lorsque arriveront les compétitions électorales dans un environnement politique assaini, on pourra voir naître ou s’exacerber, des rivalités et des suspicions politiques. Mais nous n’en sommes pas là pour le moment » a précisé le CFO.

Au sujet d’un éventuel règlement de compte si l’opposition parvenait à prendre la tête du pays, Jean-Pierre Fabre rassure « Pour moi c’est presque une profession de foi : avec l’alternance et le changement, le tribalisme sous toutes ses formes sera combattu et enrayé. J’ai pris et réitéré à ce sujet, des engagements très clairs qui constituent pour moi un défi personnel»

Il se poursuit en disant qu’il importe de restaurer la confiance entre des populations d’origines différentes, qui vivent en communauté depuis des générations, qui se marient entre elles.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition reste mobilisée dans les rues pour réclamer le retour à la constitution de 1992, le droit de vote de la diaspora ou le départ simple de l’actuel chef d’état, Faure Gnassingbé. Ainsi de nouvelles manifestations sont prévues pour le samedi 16 décembre 2017 sur toute l’étendue du territoire.



Commentaires

Faire un commentaire