Togo media 24

Il y a quelques heures, certaines informations relayées par un media en ligne togolais faisaient cas du décès d’un élève ‘suite à une punition’ au Collège d’Enseignement Général de Cacaveli, une banlieue Nord de la capitale Togolaise.

Comme une trainée de poudre cette information a fait le tour des réseaux sociaux avec divers commentaires. Comment peut-on punir un élève jusqu’à ce que ce dernier meurt ? L’enfant est-il réellement décédé suite à l’exécution d’une punition ? Autant de questions, qui ont amenées le site Togomedia24.com a effectué une descente sur le terrain pour vérifier les faits.

Même si la douleur est vive suite à ce malheur, personne dans l’établissement n’arrive pas à comprendre ce qui est arrivé à l’enfant qui selon plusieurs personnes interrogées sur les lieux auraient fait une ‘crise’.

Qu’est-ce qui s’est réellement passé dans la matinée du lundi 05 novembre 2018 ?  Selon nos informations recueillies sur le terrain, après avoir fait le sport à la 3ème heure (9 h à 10 h), tous les élèves de la classe de 6ème B, sont retournés tous en classe. La 4ème heure étant libre, le jeune défunt après le sport avait déclaré à ses amis qu’il avait le vertige. Mais à un moment, il a voulu sortir de la classe. Sauf qu’il a malheureusement choisi de marcher sur les bancs avant de sortir. Arrivé, devant, il a eu une altercation avec une de ses camarades, qui n’était pas d’accord qu’il marche sur son banc. C’est à ce instant que le jeune l’a donné un coup sur la bouche le blésant ainsi sur la lèvre supérieur de la bouche.

« Il voulait sortir et a marché sur les bancs, la fille lui a interdit et il l’a tapé sur la bouche, blessé, elle est allé voir le surveillant » nous confie Didier, un camarade de la classe du jeune décédé.

Au niveau de la direction de l’école, les faits tels que rapportés, sont faux. Après la plainte de la jeune fille, le surveillant a décidé de punir l’élève car dit-on, il a été interdit à tout élève de monter sur les bancs.

« Pour que d’autres élèves ne répètent plus ces actes, le surveillant a décidé de punir le garçon. Il devrait ramasser, le sable sur le dépotoir pour remblayer les flaques d’eau, il n’avait même pas débuté la punition quand on nous a appelé, qu’il est tombé en syncope » a indiqué Mme Ategoua, Directeur Adjointe de l’établissement.

Après, discussion avec les revendeuses, qui étaient proches, du lieu où le jeune devrait exécuter sa punition, il en ressort que le garçon de 16 ans n’avait même pas débuté la punition avant de tomber seul.

« Nous l’avons vu passé avec le surveillant, et après, ce dernier était retourné à la direction, mais le jeune était assis sur un tronc d’arbre attendant que le surveillant revienne lui assigner sa tâche. Le surveillant n’était même pas de retour quand l’enfant est tombé seul, il n’avait même pas commencé à travailler, c’est assez étrange son décès » a précisé une revendeuse.

Le jeune apprenant faisait visiblement une crise selon ces revendeuses qui ont rapidement alerté le Directeur de l’établissement qui l’a immédiatement conduit dans le centre de santé le plus proche contrairement à ce qui est évoqué. Arrivé à l’hôpital, le médecin a constaté que le corps de l’enfant était sans vie.

A en croire la direction, le médecin et la gendarmerie, ont proposé aux parents de faire une autopsie du corps pour avoir les vraies raisons de ce décès. Mais faute de moyens, les parents ont décidé de l’enterrement de l’enfant le jour même du malheur.

Même après le décès du jeune, selon nos recoupements, son père a demandé, que cette option soit écartée car son fils à l’habitude de faire des activités champêtres et plusieurs autres activités, donc, c’est difficile d’affirmer que c’est suite à une punition que son fils est décédé.

Au vu de toutes ces informations recueillies, une chose est sûre, le jeune défunt n’avait pas encore débuté l’exécution de sa punition avant de tomber seul et rendre l’âme. Il pourrait s’agir d’une crise. Laquelle ? Seule une autopsie aurait permis de savoir. Au-delà de tout il était important pour Togomedia24 d’aller à la source pour informer l’opinion nationale de ce qui s’est effectivement passé au CEG Cacaveli.

Toutes nos condoléances aux familles éplorées et l’ensemble du CEG Cacaveli.

www.togomedia24.com

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