Togo media 24

L'appel à manifestations de l'opposition ces 18 et 19 octobre 2017, n'a pas reçu l'adhésion du gouvernement togolais. Les ministres de l'administration territoriale et de la sécurité ont demandés aux opposants de faire des meetings en semaine et les marches en week-end.

L'opposition a rejeté catégoriquement ces propositions estimant que la loi fixant conditions des manifestations publiques les autorise à marcher.

Ce 18 octobre,  l'on a remarqué une forte présence militaire et policière dans certains quartiers de Lomé. Actuellement,  à Bè se sont des courses poursuites entre les forces de l'ordre et les jeunes du quartier.  Des barricades posées,  des pneus brûlés,  jets de pierres contre gaz lacrymogène ont été observés au niveau du marché de Bè.

Plusieurs écoles, et boutiques fermées, les établissements scolaires qui ont ouverts sont obligés de libérer les élèves.

Les jeunes manifestants de la localité affirment cette fois-ci ne pas permette aux forces de l'ordre et militaires d'entrer dans leurs maisons et les bastonner.

« Mes frères j'ai vu une voiture personnelle descendre plusieurs personnes avec des cordelettes à mains, des machettes et gourdins au niveau de Attikpodji,  ce sont des ‘miliciens’, ils sont habillés en bigarrés... soyons vigilants »  prévient un zemidjan man.

La tension est actuellement palpable dans ce quartier dénommé fief de l'opposition. Nous apprenons aussi des courses poursuites au niveau de l'église catholique de Agoe.

Un tour dans le quartier Atikoumé, nous a permis de constater un calme absolu au marché de Gbossimé. Plus loin au carrefour FUCEC, certains jeunes toujours bigarrés dans une 4-4 chassent certains manifestants au vu et au su des forces de l'ordre postés au carrefour de FUCEC.



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