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Suite au reportage de la chaîne américaine CNN, montrant la vente aux enchères des noirs africains en Libye, plusieurs personnes dont les chefs d’état de l’Afrique sub-saharienne se sont montrées très indignés de cet acte d’esclavage au 21ème siècle.

« La vente aux enchères de migrants comme esclaves en Libye, m’indigne profondément. J’en appelle aux autorités Libyennes et aux organisations internationales, afin que tout soit mis en œuvre pour que cesse cette pratique d’un autre âge, que nous croyions à jamais révolue » écrit le président du Niger, Issifou Mahamadou.

« La nouvelle de la traite humaine qui se déroule sur le continent africain notamment en Libye, j'exprime, au nom de la CEDEAO, mon amertume et mon indignation. Rien ne peut justifier, en ce vingt-et-unième siècle, une telle infamie »  écrit son homologue togolais, Faure Gnassingbé, président en exercice de la CEDEAO.

Le président de l’union africaine, M. Alpha condé a aussi condamné cette traite abolie depuis 1848.

Qui sont ces noirs vendus en Libye comme des gadgets chinois ?

Plusieurs d’entre eux sont des compatriotes africains des pays comme, le Sénégal, le Mali, la côte d’ivoire, le Togo, le Benin…

Toutes ces personnes ont quitté leurs pays d’origine, pour trouver l’eldorado ou le mieux vivre en Europe. La Libye n’est autre qu’un pays de transit pour ces africains.  

La mauvaise gouvernance, le manque d’emploi, les ressources économiques mal distribuées, la pauvreté, la répression politique… sont entre autres les problèmes qui amènent ces jeunes filles et garçons à fuir leur pays pour migrer vers l’Europe en passant par la Libye.

Plusieurs d’entre eux passent par le Niger où ils se font raquer par les passeurs.

« Si vous faites partis de ce périple vers la Libye et que vous n’avez plus d’argent sur vous à payer à ces messieurs, l’on vous jette dans le désert » raconte, un togolais qui a été rapatrié de l’Algérie, il y’ a quelques mois.

Ces présidents de l’Afrique sub-saharienne qui condamnent aujourd'hui ce phénomène, sont bien conscients du problème de migration journalière avec son lot de morts dans les eaux de la méditerranée. Malgré cela ils n’ont rien fait pour proposer à la jeunesse de leur pays un lendemain meilleur.

Nous sommes trop sentimentalistes et jouons à l’hypocrisie en Afrique.

Le 7 janvier 2015 à Paris, une attaque terroriste a été perpétrée contre le journal satirique Charlie Hebdo occasionnant plus d’une dizaine de personnes mortes.

Quelques jours après cet évènement, l’on a vu plusieurs chefs d’états africains prendre l’argent de leurs compatriotes pour aller «pleurnicher »  et marcher environ 100 mètres soit disant « Je suis Charlie ». Certains d’entre eux étaient habillés tels des stars de cinéma avec des lunettes portant même  l’inscription ‘je suis Charlie’

Par contre au Nigeria et au Cameroun, plusieurs personnes sont massacrées journalièrement par la secte ‘Boko Haram’.

Dans le sahel au nord du mali, les djihadistes font la loi et tuent chaque jour des paisibles populations.

Au Congo, au Burundi, au Togo, plusieurs personnes fuient soit les guerres ou soit les violentes répressions dues aux soulèvements politiques.

Actuellement plusieurs personnes appellent à manifester devant les ambassades libyennes en Afrique pour exprimer  leurs mécontentements face à cette traite humaine qui se déroule en Libye.

Nous estimons qu’il est temps pour les présidents africains de se transportent en Libye pour pourvoir exprimer en temps réel leur amertume.

Il faudrait que pour une fois de bon, nos dirigeants africains arrêtent de déplacer les problèmes de leurs pays pour agir et transformer les économies afin que nos frères ne fuient plus la misère.

La mer a assez englouti des milliers d’africains et il urge pour ces dirigeants de chercher les vraies causes qui amènent les jeunes à fuir leur propre pays en masse.

Certains pays ont déjà affrétés des avions pour ramener leur compatriote au pays.

Si ce media américain n’avait pas diffusé cette séquence visuelle, les africains continueront à mourir par centaines dans les eaux de la méditerranée ?

La rédaction



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