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Le chef de l'État togolais et actuel président en exercice de la CEDEAO,  est depuis quelques mois, objet de contestations de la part d'une coalition de 14 partis politiques  de l'opposition. Le président Faure Gnassingbé se retrouve actuellement dans une situation difficile et inconfortable.

Outre cette pression de rue déclenchée par la coalition de l'opposition et ses militants, l'étau semble de plus en plus se resserrer autour du patron du palais de la Marina (Palais de la Présidence).

Bien que plusieurs indiscrétions clament un désir ardent du chef de l'État de sortir par la grande porte, c'est-à-dire ne plus se représenter pour un 4ème mandat en 2020, d'autres sources affirment que le fils du feu Général Eyadema serait soumis à une  pression de la part des  partisans et sympathisants de son parti, Union pour la République (UNIR). Ceci, du moins, le noyau dur celui que lui-même qualifie de minorité qui pille les ressources du pays. Pour ce clan de conservateurs, tout va bien au pays.

Ils peignent un tableau assez blanc pour Mr Faure Gnassingbé qui serait très bien aimé par les togolais. Même si le chef de l'État serait prêt à quitter le pouvoir en 2020, cette partie dure ne serait pas disposer à accompagner le président dans cet élan. Un départ de Faure, serait pour eux, une grosse perte et ils verraient ainsi, les avantages et les intérêts les échapper avec l'arrivée d’une nouvelle personne au sommet du pays. 

Si au Togo, le chef de l'État a le soutien indéfectible de son parti politique et de ses amis personnels, sur le plan international et plus encore au niveau sous-régional, il ferait face ces  derniers temps à une certaine pression venant de ses homologues. Ces derniers lui proposeraient un plan de sortie de crise avec comme résolution principale, son refus de se présenter en 2020 aux élections présidentielles pour un 4ème mandat.

Une thèse qui se confirme par les récents déplacements du président de la république du Bénin Patrice Talon par deux fois et celui du ministre ivoirien de la défense Ahmed Bakayoko dans notre capitale.

Les récents voyages effectués par le chef de l'État en Guinée, au Mali et au Sénégal en disent long sur ces tractations.  Tous les chefs d'État de la CEDEAO, ont ouvertement manifesté leur volonté de ne faire que deux mandats et ensuite quitter la tête de leur pays. Les présidents des pays voisins immédiats du Togo qui craignent un afflux de réfugiés dans leurs pays, conseilleraient le président togolais de prendre ses responsabilités et faire entrer son nom dans l'histoire.

Faure Gnassingbé au pouvoir depuis 2005, pourra-t-il prendre son courage à deux mains et trancher pour une sortie de crise?  C'est la question que l'on se pose.

Rappelons aussi que depuis le début de cette crise le 19 août 2017, le chef de l'État n'a pas encore fait une déclaration publique sur cette situation politique qui a fait plusieurs morts et blessés.

La redaction  togomedia24.com



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