Togo media 24

Le Chef de File de l'Opposition Togolaise, Jean-Pierre Fabre a réagi face aux événements de samedi 08 décembre 2018 à Lomé et dans les villes de l'intérieur. 

La coalition des 14 partis politiques qui a établi un vaste programme de manifestations afin d'exprimer son rejet absolu des élections législatives organisées de façon unilatérale par le gouvernement a vécu une journée de samedi très mouvementée.

Cette journée a été caractérisée par des courses poursuites entre militants de la C14 et les forces de l’ordre, jets de gaz lacrymogènes, érection des barricades, tirs à balles réelles occasionnant au moins deux morts. Selon le gouvernement togolais, ces deux personnes ont été tuées par des individus non identifiés à bord d’un véhicule 4×4 non immatriculé et que des enquêtes sont ouvertes afin de déterminer les auteurs de ces actes.

Le président de l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC), tout en saluant la mémoire de ces disparus, rejette les explications avancées par le gouvernement suite à cette répression sanglante. « Nous rejetons les explications grossières données par le gouvernement sur la sauvagerie de la répression des manifestations organisées par la C14 » s'est-il exprimé ce samedi 08 décembre 2018.

Dans cette déclaration qui nous est parvenue à Togomedia24, Jean-Pierre Fabre dit ne pas cerner l'attitude de la communauté internationale qui semble indifférente aux cris d'alarme de la société civile, notamment de la Conférence des Évêques du Togo (CET), des églises méthodistes et presbytériennes et les cadres musulmans qui ont demandé le report du scrutin.

« Le moment est venu de mettre fin dans notre pays le Togo, à toute élection organisée unilatéralement et sans la mise en œuvre effective des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales » a déclaré, ce responsable de l'opposition à l'endroit des Togolais et des Togolaises.

Pour rappel, la série de manifestations de la coalition, a été interdite par le ministre de l'administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales. Ce dernier dans une lettre datée du 05 décembre 2018 a expliqué que la campagne électorale pour le scrutin du 20 décembre étant en cours, il y aurait risque élevé de troubles publics.



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