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Face à la presse nationale et internationale, ce lundi 26 mars 2018, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition a fait le compte rendu du 3ème round du dialogue effectué le vendredi passé à Lomé.

Sous la facilitation du président de la république du Ghana, Nana Akufo-Addo, les  travaux de discussions se sont déroulés en une série de plénières et de consultations pour permettre à chaque partie d’avancer ses préoccupations.

Concernant la demande de l’arrêt du processus électoral par le gouvernement, le facilitateur « a informé la Coalition de la décision des autorités togolaises d’y accéder » peut-on lire dans la déclaration liminaire du regroupement politique.

Après la discussion bilatérale effectuée avec le facilitateur, la coalition accepte le retour à la constitution de 1992 par la réintroduction des dispositions amandées notamment : les conditions d’éligibilité du Président de la République ;  la limitation de mandats avec la mention « En aucun cas,……. » ;  le mode de scrutin uninominal à deux tours pour l’élection du Président de la République ; les prérogatives et le mode désignation du Premier Ministre ; la recomposition de la Cour Constitutionnelle.

Selon la coalition, la délégation conduite par le gouvernement n’accepte pas la formule « En aucun cas nul ne peut exercer plus de deux mandats » parce qu’elle vise à exclure la candidature de Monsieur Faure Gnassingbé.

Face à cette position du parti au pouvoir, la coalition estime « que la participation de l’actuel Chef de l’Etat à l’élection présidentielle de 2020 est inacceptable pour le peuple togolais ».

Les 14 partis proposent qu’après le rétablissement des dispositions fondamentales, une période de transition soit établie jusqu’à la prochaine élection présidentielle.

« Au cours de cette période, les autorités de transition auront en charge l’administration du pays, la mise en œuvre des réformes électorales et l’organisation consensuelle des prochaines élections locales, législatives et présidentielles. » disent-ils.

L’opposition une fois encore a brandi la menace de reprendre les manifestations de rues. Ce qui selon le facilitateur risque de lui compliquer le travail déjà entamé. 

Il est aujourd’hui clair que les positions des parties prenantes sont difficilement conciliables. La phrase « En aucun cas…» serait véritablement la pomme de discorde entre le parti au pouvoir et l’opposition.

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