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« Le pouvoir en place ne peut pas se substituer à la médiation ». C'est en ces termes que Jean-Pierre Fabre, le président national de l'Alliance  Nationale pour le Changement (ANC) et chef de file de l'opposition s'est exprimé au premier jour des nouvelles  manifestations de la coalition après le refus   de celle-ci de se rendre aux consultations initiées  par le gouvernement dans le cadre du prochain dialogue inter togolais.

Pour Jean-Pierre Fabre, le gouvernement étant l'un des protagonistes de la crise socio politique qui secoue le Togo depuis le 19 août, il n'est pas qualifié pour jouer ce rôle.

« Il y'a deux protagonistes, il y'a le pouvoir et l'opposition et il y'a la médiation qui est entre les deux et qui essaie de  faire que les négociations démarrent » a-t-il indiqué

Il va plus loin en qualifiant cette initiative du gouvernement de manœuvre de diversion et de  dilatoire, et estime par la suite que l'opposition doit éviter les erreurs du passé et surtout ne pas tomber dans le piège de la diversion. « Il faut éviter qu'on retombe dans les erreurs du passé ...que le pouvoir lui-même constitue les délégations de l'opposition et de la société civile... »  a-t-il précisé.

A ceux qui pensent que la coalition devrait récuser la médiation ghanéenne, Jean-Pierre Fabre répond par le négatif car pour lui ce serait une erreur du moment où la médiation ghanéenne est mandatée par la CEDEAO.

Il faut rappeler que la coalition est toujours dans les rues de Lomé et de celles de l'intérieur du pays pour maintenir la pression sur le pouvoir de Faure Gnassingbé.

Débutée hier 13 décembre, la série de manifestations de trois jours continue ce 14 et prend fin le samedi 16.



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