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Les communautés de Bè, Afloa, et Agoenyivé réunies au sein de l'association Renaissance Action pour le Développement du Golfe (RAD Golfe ) étaient en conférence de presse ce 14 septembre 2017 pour se prononcer sur les récentes violences observées dans la communauté Bè. 

En effet, suite aux dernières manifestations des partis politiques de l'opposition les 6 et 7 septembre, les populations de plusieurs quartiers de Lomé en général et celles des quartiers Amoutiévé et Bè en particulier, ont été surprises dans la nuit du 7 au 8 septembre par des pluies de gaz lacrymogènes jusque dans leurs habitations. 

Les communautés de Bè Aflao et Agoe-Nyivé déplorent ainsi et condamnent, les violentes répressions organisées par des éléments de forces de l'ordre ou du moins, des hommes habillés en uniforme de militaires.

Elles appellent donc l'État à prendre ses responsabilités pour assurer l'État de droit des populations et de cesser d'être un État menaçant qui réprime ses populations. 

Pour les communautés réunies au sein l'association RAD, les forêts de Bè sont sacrées et pour y accéder il faut être dans des conditions et aptitudes avant d'y entrée. Mais l'on remarque que les forces de sécurité ont poursuivis et pénétrés les forêts sacrées pour bastonner les gens. 

Des plaintes seront portées contre X afin d'identifier les responsables de ces actes barbares mais pour l'instant, un état des lieux est en cours pour recenser les victimes et les actes de violences subies. Cet état des lieux sera effectué par une commission chargée de recenser les victimes au sein de la communauté Bè et autres. Cette commission travaillera dont avec le concours des huissiers de justice. 

«Nous en appelons à la responsabilité du gouvernement de prendre des mesures idoines pour éviter à l'avenir ces genres de comportements en protégeant les citoyens de la  même manière où qu'ils se retrouvent afin de préserver la paix et la cohésion sociale dont notre pays a besoin pour se développer au profit de tous»  déclarent les communautés. Elles ajoutent que les populations en général et la jeunesse en particulier issues de la communauté Bè, Aflao et Agoe-Nyive sont des peuples pacifiques comme les autres peuples du Togo et ne sauraient être confondus à des gens violents malgré les nombreuses injustices dont ils font l'objet depuis plusieurs années.

Pour le vice-président du parti OBUTS, et membre de l'association Mr Gerrard Adja,  «il faut que ceux qui sont envoyés pour poser ces actes ( violés les lieux sacrés, rentrer dans les domiciles, tabasser les populations), comprennent que ces actes sont proscrits par la tradition et ils subiront les conséquences tôt ou tard dans leur vie ou à travers leurs descendants».



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