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La secrétaire générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), Brigitte Adjamagbo a réagi aux propos du chef de l'état togolais, Faure Gnassingbé, qui a accusé l'opposition togolaise d'être responsable des cas de décès enregistrés lors des manifestations de rues.

Mme Kafui Brigitte Adjamagbo rejette de façon catégorique toutes les accusations portées contre la coalition de l'opposition.

« Tout le monde entier a reconnu que c'est plutôt le gouvernement qui a tout fait pour introduire la violence depuis les mouvements de contestations qui ont trouvé un nouveau souffle vers la mi-août. S'il y a des gens qui ont tué dans ce pays, c'est plutôt lui (régime, NDLR)» a déclaré la présidente du CAP 2015 chez nos confrères de la BBC.

Pour Mme Brigitte Adjamagbo, c'est le gouvernement qui est responsable de tout ce qui se passe dans le pays car, le régime aux abois a fait tout pour se maintenir au pouvoir. « Il a joué le nord contre le sud ça n'a pas marché, les Kabyè contre les Tem, ça n'a pas marché. Maintenant il veut jouer les civils contre les militaires » ajoute Mme Adjamagbo.

Par le même canal, l'opposante affirme qu'ils tiendront responsable le gouvernement de Faure Gnassingbé si un seul leader de l'opposition est inquiété.

Selon la "dame de fer", les manifestations de l'opposition ont toujours été pacifiques jusqu'au moment où le pouvoir a commencé par infiltrer leurs manifestations. « Nous en avons eu les preuves lorsqu'ils ont sorti leurs milices les 18 et 19 octobre, pensant que nous allions répliquer pour que le Togo bascule dans une guerre civile, notre lutte est une lutte pacifique, c'est les mains nues que nous allons obtenir le changement de régime » a-t-elle indiqué.

L'ancienne candidate aux élections présidentielles de 2010, accuse le pouvoir d'être le responsable des casses à Sokodé et lui demande une enquête internationale pour faire la lumière sur ces événements.

Enfin, Brigitte Adjamagbo affirme que leurs manifestants ont arrêté par des éléments infiltrés dans leurs rangs et les ont laissés à la police.

L'opposition togolaise appelle encore à trois jours de manifestations (16, 17 et 18 novembre 2017) pour dire non au régime cinquantenaire des Gnassingbé et réclamer la souveraineté du peuple Togo.

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