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Le Front Citoyen Togo Debout maintient son meeting d'information et de sensibilisation sur le samedi 28 juillet malgré l'interdiction de la dite manifestation par le Président de la délégation de la ville de Lomé.

À travers un communiqué publié le jeudi 26 juillet 2018 au-cours d'une conférence de presse, le FCTD rejette les arguments qui motivent la décision du contre-amiral.  Togo Debout estime que ces motifs vont à l'encontre de l'alinéa 2 de l'article 8 de la loi du 11 mai 2016 fixant les conditions d'exercice, de la liberté de réunion et de manifestation publique pacifique.

Le Front dénonce une décision liberticide et appelle toutes  les couches de la population à sortir massivement pour écouter le message du FCTD.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Par lettre portant déclaration préalable en date du 10 juillet 2018, le FCTD a, dans le cadre de sa mission de veille et d’alerte citoyenne, informé les autorités compétentes, notamment le Président de la Délégation Spéciale de la Commune de Lomé, de la tenue d’un meeting d’information et de sensibilisation à l’endroit des populations, et ce, conformément à la loi portant réglementation des manifestations pacifiques publiques en République togolaise. L’objet de cette manifestation était d’interpeller la CEDEAO sur la responsabilité qui est la sienne dans la gestion de la crise togolaise et dont la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement se réunit le 31 juillet prochain dans la capitale togolaise, en vue d’adopter une feuille de route pour une sortie pacifique et durable de la crise togolaise.

Un accusé de réception N°2116/ML du 10 juillet 2018 de ladite déclaration a été régulièrement délivré au FCTD par les soins des services de la Mairie de Lomé.

Pour des raisons d’organisation interne, le FCTD a, par un autre courrier en date du 18 juillet 2018, saisi le Président de la Délégation Spéciale de la Commune de Lomé du report du meeting, initialement prévu pour le samedi 20 juillet 2018 à partir de 14 heures sur le terrain de Akassimé à Hanoukopé, au samedi 28 juillet de la même année au même endroit et à la même heure.

Par correspondance N°169/ML du 20 juillet 2018 à nous notifiée le lundi 23 juillet 2018, et sous prétexte que le lieu prévu pour notre meeting (terrain de Akassimé) se trouve dans le périmètre sécuritaire conçu en prélude aux sommets CEDEAO-CEAC et CEDEAO les 30 et 31 juillet 2018 à Lomé au Togo, le Président de la Délégation Spéciale de la Commune de Lomé recommandait au FCTD de surseoir à son meeting, « ou de le transférer en un autre endroit comme par exemple sur le terrain de Kondjindji ».

Par lettre en date du 24 juillet 2018 adressée au Président de la Délégation Spéciale de la Commune de Lomé, le FCTD a, sans aucune objection, marqué son accord quant à la délocalisation de son meeting au lieu tel qu’indiqué par la Commune de Lomé dans son courrier du 20 juillet 2018, c’est-à-dire sur le terrain de Kondjindji et l’a prié, par la même occasion, de prendre toutes les dispositions réglementaires en vue d’assurer la couverture sécuritaire de ladite manifestation.

Mais curieusement et contre toute attente, et alors qu’il avait déjà beaucoup avancé dans les préparatifs de son meeting, ce qui suppose des dépenses engagées, le FCTD reçoit le mercredi 25 juillet 2018, une nouvelle correspondance N° 375/ML de la Présidence de la Délégation Spéciale de la Commune de Lomé le priant de surseoir purement et simplement à l’organisation de son meeting, motif pris « des dernières instructions relatives à certains impératifs ».

Aux termes des dispositions de l’alinéa 2 de l’article 8 de la Loi du 11 mai 2016 fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifiques publiques, « la décision d’interdiction de l’autorité administrative est dûment motivée ».

Dans le cas d’espèce, il n’en est rien, le Président de la Délégation Spéciale s’étant contenté, sur la forme, d’une simple lettre dépourvue de toute valeur juridique, et sur le fond, d’arguments tout aussi vagues, subjectifs et imprécis, tirés de « dernières instructions relatives à certains impératifs ».

Cette attitude liberticide des autorités togolaises dénote de leur volonté manifeste, réelle et renouvelée d’étouffer toute velléité d’expression populaire, alors que la liberté de manifestation est garantie par la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 en son article 30 et par bien d’autres instruments et mécanismes internationaux de protection de droits auxquels le Togo a adhéré.

C’est pour cette raison que le FCTD demande à la Délégation spéciale de la Commune de Lomé de bien vouloir reconsidérer sa position, et de prendre toutes les dispositions idoines pour la tenue effective de son meeting aux lieu, date et heure indiqués, et c’est le contenu d’une correspondance que le FCTD a déposée ce jour, 26 juillet 2018, à la Mairie de Lomé, et une autre à leurs Excellences Présidents Alpha CONDE de la République de Guinée et Nana AKUFU-ADDO de la République du Ghana, tous deux Facilitateurs du dialogue inter-togolais, toutes avec ampliations à la CEDEAO, au Groupe des cinq, au Gouvernement togolais, à UNIR, à la C14 et à la presse.

Il est à relever que si les autorités togolaises rechignent à satisfaire aux simples mesures d’apaisement et de confiance pour décrisper l’atmosphère socio-politique, il est à craindre quant à leur bonne foi à opérer les réformes de fond.

Chers membres actifs et sympathisants, chers parents, jeunes, étudiants, fonctionnaires des secteurs public et privé, commençants, artisans, conducteurs de taxis et de motos, populations de Lomé et de ses environs, de toutes les couches socio-professionnelles ;

  • Sortons massivement et venons nombreux dire haut et fort à la CEDEAO qu’elle n’est pas étrangère à la crise togolaise ;
  • Sortons massivement et venons nombreux soutenir haut et fort que la CEDEAO ne doit pas être un syndicat des Chefs d’Etat complaisants, mais qu’elle doit avoir un langage franc dans le sens de l’effectivité des réformes politiques et électorales ;
  • Sortons massivement et venons nombreux dire haut et fort à la CEDEAO que nous ne voulons plus de 500 morts comme en 2005, que nous avons aussi droit à un Etat démocratique, un Etat de droit et un Etat ouvert qui permette aux Togolais de s’exprimer librement et de choisir leurs dirigeants d’une manière transparente et libre ;
  • Sortons massivement et venons nombreux dire haut et fort à la CEDEAO que ce qui compte, c’est le respect de la volonté du peuple togolais sur toute autre considération ;
  • Sortons massivement et venons nombreux crier haut et fort à la CEDEAO que « le statu quo n’est plus possible au Togo » ;
  • Sortons massivement et venons nombreux dire haut et fort à la CEDEAO que « la conservation longue du pouvoir sans processus électoraux, sans cadre du pluralisme n’est pas une bonne chose ».

« Togo debout,

Luttons sans défaillance ! »

Fait à Lomé le 26 juillet 2018,

Le Front Citoyen « TOGO DEBOUT »

 

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