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La bonne gouvernance constitue l'un des socles de la démocratie. Cependant le continent africain qui est l'un des derniers à prendre le train de la  démocratie a toutes les difficultés pour s'accommoder avec les règles les plus basiques de cette pratique. 

Corruption, détournements des deniers publics, mauvaise gestion de la chose étatique, impunité  sont les choses les mieux partagées par de nombreux pays africains et  particulièrement le Togo.

Depuis l'avènement du chef de l’état, Faure Gnassingbé à la magistrature suprême du pays il y' a de cela 12 ans, les pratiques précitées sont érigées en mode de gouvernance au sein de l'exécutif.

Les scandales financiers recensés depuis l’arrivée de « l’homme simple » au pouvoir permettent de se rendre compte facilement de la gestion qui est faite de la manne publique.

La politique des grands travaux lancée par Faure Gnassingbé lors de son deuxième mandat (2010-2015) n'a pas été épargnée par les habitués de la corruption et du détournement de fonds publics.

Dans le cadre de la mise œuvre de ces travaux, une bagatelle de 26 milliards destinée à la construction de la route Lomé -Vogan s’est volatilisée, ajouté à ceci nous pourrions citer le détournement d’objectifs d’une valeur de 400 millions de Francs dans le cadre de la distribution des moustiquaires aux populations. Nous pouvons aussi signaler l'évaporation des 25 milliards devant servir à la construction des nouveaux locaux de la Télévision Nationale (TVT)…

Le dernier scandale sous Gnassingbé est le gap des 600 millions de nos francs constatés dans le rapport de la participation de l'équipe nationale de football du Togo à la Coupe d'Afrique des Nations Gabon 2017. La surfacturation, les dépenses non inscrites dans le budget prévisionnel, sont entres autres les grossiers manquements qui ont amenés le cabinet en charge de l’audit de déclarer son « incapacité à certifier les comptes ».  

Face à tous ces « vols organisés », le silence du premier responsable du pays suscite beaucoup d'interrogations chez bon nombre de togolais  qui se demandent si  les nombreux discours du chef de l'État axés sur la lutte contre la corruption, la mise sur pieds de la cour des comptes  et de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées ne sont que  de la pure démagogie ?

L'on ne saurait répondre à cette question avec précision vu que le chef de l'État dans un discours adressé à ses compatriotes a eu le mérite de reconnaître que la chose publique est mal gérée « seule une minorité s'accapare les ressources du pays». Plusieurs mois après, personne n’a été inquiété, nous assistons plutôt qu’à un recyclage « des pilleurs de la république ».

Il faut rappeler qu'aucun développement n'est possible si, la corruption, le détournement des biens publics bref la gabegie sont érigés en mode de gouvernance.

Elom ADABE



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