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Seuls 39% des togolais se sentent libre pour exprimer leurs opinions et 62% estiment être disponible pour participer aux réunions publiques organisées par leur commune pour comprendre comment les fonds des contribuables sont utilisés ou pour influencer les actions au conseil communal.  C’est l'information principale à retenir d'une conférence de presse organisée par l'Institut de sondage Afro baromètre le mercredi 20 juin 2018.

Cette enquête qui a pour objectif de mettre à la disposition des autorités, des partis politiques, de la société civile et des partenaires techniques des données probantes concernant l'importance accorder au processus de décentralisation par les togolais et leur perception des libertés fondamentales particulièrement la liberté d'expression.  

Selon afro baromètre, la liberté d'expression des togolais a fortement décliné passant de 60% en 2014 à 39% en 2017. Cette chute de la liberté est fortement remarquée dans la région centrale qui a connu -30 points contre -21 points pour l'ensemble des 6 régions.

Pour Hervé Akinocho, le Directeur du Center for Research and all opinion polls (CROP) qui dirige la branche togolaise d'Afro baromètre, cette chute drastique de la liberté d’opinion, principalement dans la région centrale est due à la crise sociopolitique actuelle du pays. La région centrale a été, a un moment donné, l'épicentre de la dite crise…

Concernant la prédisposition des togolais à s'engager pour le contrôle citoyen suite à la décentralisation, l'institution révèle que 62% des togolais se disent être prêts à donner leurs temps pour participer à des réunions publiques visant à comprendre la gestion des fonds des contribuables ou à influencer les actions des élus locaux. « Les togolais quel soit leur niveau d’éducation, sont prêts à s'engager pour le contrôle de l'action de leurs élus locaux » a affirmé M. Hervé.

Cette propension des togolais à participer à ces réunions est  répartie en 3 groupes régionaux : le groupe régional à forte propension (maritime 70%, centrale 69%, Kara 66% et savane 64%), propension intermédiaire (plateaux 56% est la faible propension 42%.

En outre, 45% Togolais pensent que ce sont les électeurs en premier qui doivent contrôler l'action des conseillers communaux, 23% estiment que ce rôle est dévolu à l'Assemblée nationale et aux collectivités locales, 18% imputent cette responsabilité au président de la république.

Enfin, 58 % des femmes contre 54% en  milieu urbain et  66% d'hommes et 67% de résident des milieux ruraux sont prêts à s'engager dans ce contrôle citoyen.

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