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Le gouvernement togolais déjà en difficulté sur le terrain  politique avec une coalition de l’opposition qui manifeste dans les rues depuis plusieurs semaines, va devoir encore aussi faire face à de nouveaux débrayages des enseignants du public cette semaine.

La Coordination Syndicale des Enseignants du Togo (CSET) et l'ensemble des fédérations syndicales des enseignants siégeant au Cadre Permanent de Concertation (CPC) ont déposé un mot d’ordre de grève de trois (3) jours sur la table de leur ministère de tutelle.  

Cette décision qui prend effet à compter ce lundi 13 novembre 2017 a été prise au cours d’une assemblée générale tenue il y a quelques jours à Lomé.

Les syndicats des enseignants regroupés au sein du CPC  réclament la mise en disposition de la copie du statut particulier remise au premier ministre, l'ouverture d'une négociation sur la fixation du taux correspondant aux primes et indemnités ainsi que sa date d'effet et l'intégration des indemnités forfaitaires de vingt milles (20.000) FCFA aux salaires des enseignants qui émargent sur la subvention que l'état accorde à l'enseignement confessionnel.

Les enseignants demandent la révision du traitement des mille quarante-cinq (1045) enseignants du confessionnel qui émargent sur le budget additionnel de la subvention, la rédaction  et la  signature d'un texte de convention de partenariat entre le gouvernement et l'enseignement confessionnel dans un bref délai.

Enfin l'organisation d'un concours spécial à l'endroit des enseignants volontaires en vue de leurs intégration dans le cadre des fonctionnaires de l’enseignement.

La coalition de l’opposition de son côté sera encore une fois dans les rues cette semaine. Trois jours ont été retenus pour les manifestations (16, 17 et 18 novembre). La coalition des 14 partis politiques de l’opposition réclame, le retour à la constitution de 1992, l’effectivité du vote de la diaspora ou à défaut le départ du chef de l’état du pouvoir.

Le gouvernement togolais a annoncé lundi dernier l’ouverture prochaine d’un dialogue pour sortir de cette crise. Une semaine après cette annonce, aucun agenda n’a été communiqué.

L’opposition et le gouvernement ne s’entendraient pas sur les conditions pour aller au dialogue. La coalition pose des préalables mais du côté du parti au pourvoir l’on ne compte pas lâcher du lest.

Avec toutes ces revendications des partis de l’opposition et des enseignants, le gouvernement va devoir rapidement aller à la résolution de ces points pour éviter l’enlisement de la situation socio-politique.

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