Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
samedi, avril 20

Mise en œuvre du PND : les risques sociopolitiques

Officiellement lancé le 04 mars 2019 par le président de la république, M. Faure Gnassingbé, le Plan National de Développement (PND 2018-2022) comme tout projet présente des risques. Dans l’élaboration de ce plan, plusieurs risques ont été identifiés en vue d’assurer une mise en œuvre aboutie.

Ces principaux risques sont liés entre autres à la situation sécuritaire dans la sous-région; à l’instabilité sociopolitique ; au financement ; aux aléas climatiques; aux insuffisances de capacités ; à l’instabilité administrative, sociale et économique relative à la mise en œuvre de la décentralisation ; au traitement des droits de l’homme et aux chocs exogènes.

Parmi tous ces goulots d’étranglement, c’est bien évidemment celui lié à l’instabilité sociopolitique du pays qui nous tient à cœur. Les rédacteurs de ce plan, comme mesure d’atténuation ont proposé de Promouvoir le dialogue politique et social. Les facteurs de ce risque socio-politique sont entre autres, le manque de consensus dans la gestion des dossiers socio-politiques, le manque de consensus dans la conduite des réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles.

Pour anticiper ces malheureux événements qui peuvent entraver la réalisation certaine du PND, le président de la république M. Faure Gnassingbé devrait impérativement accélérer d’une manière inclusive, le processus de réformes institutionnelles et constitutionnelles qui constituent les points de contestations de certains partis politiques de l’opposition.

En fin mars dernier, le président de la république a rencontré un certain nombre de partis politiques pour réfléchir sur certains sujets liés à la stabilité et à l’apaisement politique dans le pays. Cette rencontre entre le président de la république et certains partis suffit-elle pour garantir la stabilité politique ?

Plusieurs partis politiques à l’instar du Parti National Panafricain (PNP), l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC)…n’étaient pas à cette rencontre d’échanges avec le chef de l’État. Ce qui laisse à réfléchir quand on connait la capacité qu’ont ces partis à mobiliser leurs militants lors des manifestations. Depuis près de deux ans, le pays a été confronté par une crise politique sans précédent née des contestations du 19 août 2017. Une crise qui a, non seulement impactée négativement la vie économique du pays mais également dans la réalisation de divers projets nationaux.

Si le dialogue politique et social n’est pas maintenu de façon régulière avec l’implication de tous les acteurs politiques et du monde social, la réalisation du PND pourrait être confrontée à des mouvements de contestations tant sur le plan politique que social.

Sur d’autres plans, les élections présidentielles au Togo sont parfois émaillées de mouvements de constations avec son lot de violences. L’année 2020 étant une année fatidique, il est impérieux pour les gouvernants d’œuvrer pour une stabilité politique et sociale dans le pays.

Le président de la république Faure Gnassingbé, après trois mandats à la tête du pays se présentera-t-il en 2020 ? Quelle sera les réactions des autres partis politiques ? Déjà des voix s’élèvent, à l’instar du PNP qui s’oppose déjà à une éventuelle candidature de Gnassingbé 2. Ce parti qui reprend les manifestations de rues ce 13 avril 2019, entend mettre tout en œuvre pour empêcher le président de la république de briguer un quatrième mandat.

Autant de positions qui ne garantissent pas une réalisation efficace du Plan National de Développement d’ici 2022.

About Author

Aubin Koutele

Administrateur principal du site Togomedia24, Nous essayons de faire notre part pour le Togo. Pour vos annonces publicitaires, Contactez Togomedia24, 00228 91 06 25 88 E-mail: togomedia24@yahoo.com

Laisser une réponse