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lundi, juin 24

Sérial : Lutte contre la pauvreté, les inégalités et les injustices sociales

Pourquoi je n’ai pas souhaité une bonne fête aux travailleurs togolais ?

Le 1er mai est reconnu dans plusieurs pays à travers le monde comme la journée internationale du travail. Dans d’autres comme le Canada et les États-Unis, c’est plutôt le premier lundi du mois de septembre qui est retenu pour cette célébration. C’est donc un moment de festivités ou de célébrations de tout genre pour souligner l’importance du travail. C’est donc une habitude de souhaiter ou de se souhaiter une bonne fête du travail à cette occasion. Cela étant dit, avant de vous livrer les raisons qui m’ont poussé à ne pas faire cet exercice, je voudrais saisir cette opportunité pour souligner l’importance du travail et de la rémunération.

Comme dirait l’autre, le travail c’est la vie. Et à un autre de dire que servir, c’est le loyer que nous payons pour la place que nous occupons sur terre.  Et servir une administration étatique ou une entreprise privée fait partie de ce tribut, même si en contrepartie, l’on perçoit une rémunération. Et si nous sommes d’accord que le travailleur mérite son salaire, nous devons tout de même nous poser la question suivante. Le salaire du travailleur est-il à la hauteur de l’effort fourni? Cette question devient d’autant plus pertinente quand on sait que la rémunération dans certains cas est tellement dérisoire. Cette inadéquation entre le travail fourni et le salaire perçu est une réalité troublante que l’on peut rencontrer ici et là. Car, les spécialistes des questions de rémunération vous le diront. Loin d’être aisée, la tâche qui revient à fixer un salaire équitable en fonction des efforts réels et des rendements effectifs est très difficile. Néanmoins, animés d’un esprit de justice sociale et économique, un employeur responsable et conscient de la valeur du capital humain, fera tout son possible pour offrir un salaire convenable à ses employés. Ce sens de responsabilité et cette conscience découlent du fait que l’employeur reconnaît le fait indéniable que l’homme est et demeure le plus grand actif de son organisation ou entreprise. Car, on peut bien acheter des outils, des équipements et des matières premières; on peut aussi recourir à plusieurs moyens ou mécanismes pour amasser légitimement des fonds nécessaires pour financer une activité économique. Cependant, l’employé possédant les habiletés précises, le savoir-faire requis et l’expérience adéquate n’est généralement pas disponible au moment précis où l’on en a besoin. C’est bien pour cette raison que lorsqu’un employeur responsable et conscient s’en trouve un qui correspond à ses besoins et répond à ses exigences, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour le garder. Le décideur responsable et conscient de l’importance du travail et du travailleur, sait également qu’il vaut beaucoup mieux payer adéquatement un bon employé plutôt que de lui trouver plusieurs remplaçants. Cela est d’autant plus vrai lorsque le travail en question nécessite des qualifications particulières ainsi que des formations complexes. Dans un tel cas, un salaire décent coûtera moins à la longue que les dépenses en formation et en réorientation des remplaçants.

En matière de rémunération, dans le secteur public comme dans le privé, surtout en milieu syndiqué, il y a généralement une convention collective qui fixe les conditions de travail et de rémunération des employés. L’un des points importants de ce contrat, c’est le salaire minimum, souvent connu sous le nom de SMIG ou SMIC, en dessous duquel aucun employé ne doit être payé. En temps normal, le salaire minimum prend en compte le coût de la vie et le taux d’inflation. Cela a pour conséquence que dans certains pays ce salaire minimum connaisse une hausse annuelle.

Aujourd’hui au Togo, le salaire minimum est à 35.000 francs CFA par mois. Si l’on prend en compte l’annonce de Faure Gnassingbé de revaloriser l’indice des salaires 5% à compter de janvier 2020, cela supposerait que le salaire minimum passerait à 36.750 francs CFA. La question pertinente que l’on peut ou mieux que l’on doit se poser en voyant cette somme très modique comparée aux efforts du travailleur togolais est la suivante. Est-ce que le Togolais moyen est bien payé pour s’offrir le minimum vital? Dans de telles conditions, il est aisé de se rendre compte, à moins d’être complètement déconnecté de la réalité, que le travailleur togolais n’a rien de sérieux à fêter le 1er mai. Alors, lui souhaité une bonne fête du travail à cette occasion relèverait de l’irresponsabilité ou carrément d’un cynisme mal dissimulé.

Quelles mesures idoines pour réduire la misère et la pauvreté au Togo ?

Dans l’une de mes récentes tribunes, nous avons dénoncé le fait que le gouvernement togolais ait décidé de distribuer de l’argent, soit une somme modique de 15.000 francs CFA par trimestre aux ménages démunis. Avoir pensé à nos concitoyens qui vivent dans la misère au quotidien est en soi une action louable. Cependant, le fait de donner de l’argent au lieu du travail à ces personnes et une aberration. Car, une telle initiative non seulement ne sera pas efficace en terme de réduction de la pauvreté, mais pire elle risque d’avoir un effet pervers sur ces populations, à savoir la dépendance financière. Dans cet article, nous abordons les éléments fondamentaux pour réduire la misère et la pauvreté.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il serait important de souligner que les lignes qui vont suivre ne relèvent pas de connaissances théoriques, mais plutôt de principes qui ont fait et qui continuent de faire leur preuves. Il ne s’agit pas non plus de notions vagues et étrangères à l’auteur de cet article. En effet, cela pourrait paraître invraisemblable, mais j’ai personnellement traversé des périodes difficiles dans ma vie surtout d’un point de vue financier, aussi bien au Togo qu’à l’étranger. De ces expériences éprouvantes, mais hautement bénéfiques, j’ai appris beaucoup de choses. C’est ainsi qu’au lieu d’aborder la question de la misère et de la pauvreté comme un pur théoricien qui n’a jamais personnellement expérimenté ce dont il parle, je tiens à vous rassurer que j’ai vécu non seulement la faim, mais aussi des périodes de grandes incertitudes. Et pour ceux qui ont eu à lire mon parcours détaillé tel que raconté sur mon site internet (www.kofisonokpon.com/biographie), c’est bien ce à quoi il est fait allusion en parlant de longue nuit des ténèbres. En effet, j’ai perdu mon père alors que j’avais 12 ans, puis ma mère à 21 ans. Ensuite, lorsque j’ai débuté mon programme de MBA au John Molson School of Business à l’Université Concordia, à Montréal au Canada, j’avais seulement mille dollars. La seule personne que je connaissais dans tout ce pays étranger vivait dans une autre ville à au moins 300 kilomètres. Dans mon tout premier livre paru en 2009, j’avais pris soin de raconter cet épisode de mon parcours, alors je ne reprendrai pas cela dans cet article.

Cela étant, abordons sans tarder les éléments fondamentaux pour réduire efficacement la misère et la pauvreté en général et au Togo en particulier.

Il s’agit de :

  • L’éducation
  • La formation
  • Le soutien à la formation supérieure
  • L’emploi
  • Le pouvoir d’achat
  • Le contrôle des prix
  • L’entreprenariat
  • La reconversion à la pré-retraite
  • L’autonomie financière.

Offrir une éducation de qualité

L’arme la plus efficace pour lutter contre la pauvreté, c’est l’éducation. Il faut souligner que le sens du mot éducation est souvent confondu avec celui de l’instruction. Cependant, il y a une nuance pour ne pas dire une différence entre les deux termes. Alors que l’instruction commence et se dispense principalement à l’école, l’éducation, dit-on, commence quant à elle à la maison. Et nous irons un peu plus loin dans cet article en disant que l’éducation va au-delà de l’instruction reçue sur les bancs d’école et celle reçue à la maison. En fait, elle englobe des notions et des principes que les institutions scolaires n’enseignent généralement pas et qui ne sont que rarement apprises à la maison. Par exemple, la gestion des priorités, des finances et des relations personnelles sont des disciplines qui ne sont généralement pas abordées par les programmes d’enseignement. Cette lacune ne se limite pas seulement au Togo. Cependant, pour combattre efficacement la pauvreté et la misère dans notre pays, l’accent doit être mis sur une éducation qui intègre les connaissances essentielles qui permettent à l’individu d’identifier, de développer et de mettre en valeur son potentiel. Pour assurer un impact significatif à l’échelle nationale, il faudrait inclure ces notions essentielles et pertinentes dans les programmes éducatifs qui sont offerts partout sur toute l’étendue du territoire nationale. Ce point capital rejoint d’ailleurs la mesure que nous avons préconisée en ce qui concerne la réforme en profondeur du système éducatif togolais. Il doit devenir le fer de lance de la lutte contre la pauvreté et la misère dans notre pays.

Par ailleurs, dans la deuxième priorité que nous préconisons pour faire décoller le Togo et le faire briller comme l’or de l’humanité, à savoir Éduquer et former les Togolais pour la réussite, nous avons souligner la nécessité d’un certain nombre de mesures concrètes pour remettre le Togo sur les rails. Ces mesures dont la gratuité scolaire, l’obligation de scolariser ainsi que la ré-scolarisation font partie intégrante des politiques nécessaires pour lutter efficacement contre la pauvreté et les inégalités sociales dans notre pays.

Mettre l’accent sur la formation pratique

En termes simples, la formation est essentiellement l’art de transmettre le savoir-faire. Ainsi, la formation purement théorique manque la partie importante qui lui confère sa raison d’être. Dès lors, il faudrait s’assurer que tous les programmes de formation intègrent un volet pratique. Cela implique évidemment que tous les centres de formation doivent être équipés d’outils, de laboratoires et d’installations adaptées pour faciliter la mise en pratique des notions théoriques acquises. Cela étant dit, il existe certains types de formation qui nécessitent un accompagnement sur le terrain ou dans un environnement de simulation. À cet effet, les mesures adéquates doivent être prises pour fournir les supports nécessaires pour atteindre les objectifs visés par les formations concernées.

Mis à part cela, il faudra intégrer un volet formation pratico-pratique à tous les niveaux le long du cursus éducatif.

Offrir un soutien adéquat aux étudiants

En plus de la gratuité scolaire et académique dont nous avons parlé dans le deuxième numéro du magazine Ensemble, Faisons briller le Togo comme l’or de l’humanité, comme une mesure importante pour remettre notre pays sur les rails, il faut ajouter une aide adéquate de l’État à la poursuite des études supérieures. Il s’agira de revoir le programme de bourses et d’aide financière accordés aux étudiants. D’une part, le montant de la bourse initiale doit non seulement être revu à la hausse, mais aussi l’octroi de la bourse doit être étendu à tous les étudiants régulièrement inscrits dans une université togolaise. Ensuite, une bourse d’excellence sera instaurée pour récompenser et encourager les étudiants sur la base du mérite académique.

D’autre part, les étudiants togolais dont la filière d’étude n’existe pas au Togo et qui auront donc besoin de s’inscrire dans une institution étrangère hors du territoire togolais seront pris en charge par l’État en contrepartie d’un engagement formel de rentrer au pays à la fin de leur formation pour apporter leur contribution à l’édification de notre cité commune. Le cas échéant, ils seront tenus de rembourser l’intégralité du soutien financier dont ils auraient bénéficié pour étudier à l’étranger.

Créer des emplois stables

La création de richesse est l’antidote par excellence contre la pauvreté. Et qui dit création de richesse dit nécessairement création d’emplois stables et bien rémunérés.

Au Togo, l’une des solutions adoptées pour réduire le chômage des jeunes est l’instauration d’un programme de volontariat. Le volontariat est effectivement un bon moyen pour acquérir de l’expérience dans un domaine donné. Cependant, lorsque le volontariat devient un outil de lutte contre le chômage et n’est pas suivi d’un volet efficace d’insertion professionnelle, il est pratiquement impossible qu’un tel programme atteigne ses objectifs. Il faut aussi ajouter que le jeune volontaire ou bénévole doit être mis dans un cadre adéquat pendant sa période de volontariat en entreprise pour lui permettre de mettre effectivement en application les connaissances théoriques qu’il a acquises à l’école.

Cela étant, il faut souligner que l’engagement volontaire a de loin une plus grande valeur et aussi une plus grande retombée potentielle lorsqu’il découle d’un choix purement personnel pour étancher la soif de contribuer son temps et ses talents à la résolution d’un problème donné ou pour soutenir une bonne cause à laquelle l’on croit profondément.

Revenant à la création d’emplois stables, il est à relever que d’une part, le Togo est non seulement à la traîne sur plusieurs plans. D’autre part, les villes, les villages et les régions sont en proie à de graves problèmes de tous genres. D’aucuns peuvent considérer cela comme un défi colossal et peut-être insurmontable à court, moyen et même long termes. Cependant, d’un point de vue entrepreneurial, il s’agit là d’une grande aubaine. Car, ces divers défis, difficultés ou pénuries constituent en réalité de grandes opportunités pour chercher, trouver ou créer des solutions adéquates aux différents maux qui troublent la vie quotidienne de nos populations. En terme simple, il y a un énorme travail à faire au Togo. Et l’étape suivante consistera donc à convertir ce travail gigantesque en des opportunités d’emploi et des débouchés pour nos concitoyens, surtout pour la jeunesse togolaise.

Augmenter le pouvoir d’achat des Togolais

L’augmentation du pouvoir d’achat passera forcément par une hausse significative des salaires. S’il est une chose abasourdissante au sujet de la rémunération du travail au Togo, c’est bien le fait que les salaires soient très bas. Le salaire minimum communément appelé SMIG est actuellement de 35.000 F CFA. La récente promesse de Faure Gnassingbé d’accorder une révision à la hausse de 5% à compter du 1er janvier 2020 est certes louable, mais cette augmentation annoncée à l’Assemblée Nationale le 26 avril dernier est très négligeable quand on prend en compte le coût élevé de la vie, surtout à Lomé où se concentre la grande majorité des travailleurs togolais.

En réalité, considérant les hausses parfois anarchiques des prix et des taxes sur les produits de première nécessité, il faudra un ajustement significatif des salaires pour parvenir à équilibrer adéquatement le grand fossé entre les prix en vigueur sur le marché togolais et la rémunération des travailleurs togolais.

Ainsi, au lieu de modiques revalorisations de quelques points de façon intermittente ou une fois en passant, il serait plus judicieux de procéder à une augmentation équivalente au SMIG actuel. Autrement dit, il faudra doubler immédiatement ce salaire minimum, passant ainsi de 35.000 à 70.000. Et au cas où l’augmentation promise de 5% avait lieu avant, il faudra penser à établir le nouveau SMIG à 75.000 francs CFA.

Comme mesures supplémentaires, une telle décision devrait s’appliquer à tous les secteurs d’activités aussi bien publics, parapublics que privés. Et enfin, il faudra adopter une politique de réévaluation périodique du salaire minimum. Cette périodicité pourrait être fixée à deux ans pour une période initiale de 10 ans pendant que la possibilité de ramener une telle évaluation à une base annuelle sera examinée. Le taux d’incrémentation graduelle pourrait être fixé entre 3 et 5% en tenant compte du contexte économico-financier dont l’indice des prix et l’inflation.

Réévaluer et Contrôler les prix

Une politique rigoureuse de contrôle des prix sera nécessaire, car elle découle naturellement de la volonté d’augmenter le pouvoir d’achat de façon significative pour booster l’économie nationale. D’un point de vue pratique, il serait déraisonnable d’augmenter les salaires tout en laissant la porte ouverte à une flambée des prix qui pourrait suivre une forte demande de différents produits.

Quant à elle, la nécessité de réévaluer l’éventail des prix qui ont cours sur le marché résulte du caractère quelque peu anarchique observé jusque-là en matière de fixation des prix des produits commerciaux et des tarifs des services publics. On se souvient de la récente hausse des prix des hydrocarbures à la pompe dont la décision semble avoir été prise par un individu et non par le gouvernement. Le fait le plus troublant dans ce cas d’espèce, c’est bien le silence des autorités gouvernementales qui ont pourtant la responsabilité d’assurer le bien-être  des gouvernés.

Favoriser l’entreprenariat

Tout comme l’emploi, l’entreprenariat est le moteur par excellence de la création de richesse. Dans la plupart des pays développés, les petites et moyennes entreprises (PME) pourvoient à près de 80% des emplois créés. Il s’agit là d’un objectif que le gouvernement togolais devra se fixer. De toute façon, les défis auxquels sont confrontées nos populations sont suffisamment énormes pour qu’un accent particulier soit mis sur l’importance de l’initiative privée.

S’il est vrai que l’État providence n’existe pas ou plus, il est également primordial de reconnaître que le rôle et la responsabilité d’un État qui s’acquitte adéquatement de son rôle de garant du bien-être des populations est ou devrait être de créer les conditions nécessaires pour encourager, favoriser et faciliter l’entreprenariat au sein de toutes les couches sociales.

Il ne s’agit pas seulement de remplir les conditions pour améliorer un quelconque classement sur le plan international tel que le Doing Business de la Banque Mondiale. Il est plutôt question d’une réelle politique tournée vers la satisfaction concrète des besoins les plus élémentaires de nos populations. Il faut plutôt se fixer des objectifs nationaux en matière de création d’entreprises et prendre les mesures nécessaires pour les atteindre efficacement.

Ainsi, les jeunes, les femmes, les membres de la Diaspora et mêmes les retraités devraient être encouragés à se lancer en affaires. Cela étant, il n’est nullement question ici de considérer l’entreprenariat comme la panacée. Cependant, son importance capitale dans la lutte contre la pauvreté ne saurait être ignorée ni minimisée.

Il ne s’agit pas non plus de promouvoir l’entreprenariat sans mettre en place les structures nécessaires pour former et accompagner les candidats potentiels au métier de l’entreprenariat. Car comme dirait l’autre, être entrepreneur, c’est un métier. Et qui dit métier dit aussi que cela s’apprend.

Promouvoir la reconversion professionnelle à la pré-retraite

Nous avions abordé brièvement le thème de la retraite dans l’une de nos précédentes parutions, en l’occurrence le deuxième numéro du magazine Ensemble, Faisons briller le Togo comme l’or de l’humanité, édition qui était consacrée à l’éducation. Nous sommes également revenus sur le sujet dans notre plan de Revalorisation du Rôle et des Conditions de l’Armée togolaise.

Ici, nous reconsidérons la question de la retraite. Pour rappel, nous disions que la retraite est une conséquence directe de la révolution industrielle. En effet, le concept qui consiste pour les employeurs de se séparer des travailleurs à un âge donné fut proposé pour la première fois en Allemagne par le Chancelier allemand de l’époque en la personne d’Otto von Bismarck. C’était en 1881, alors qu’une grave crise socio-économique découlant de la révolution industrielle frappait de plein fouet plusieurs pays d’Europe et d’Amérique. Sans avoir à répéter les détails de l’analyse que nous avions publiée dans le deuxième numéro de ce magazine, il est important de souligner que l’idée de la retraite avait été adoptée pour résoudre un problème spécifique dont le contexte a depuis lors changé à cause des avancées technologiques qui sont devenues de plus en plus rapides.

En effet, la fin du 19e siècle coïncidait avec la troisième phase que l’on peut aussi appeler l’âge de l’énergie électrique. C’est à cette époque que fut introduite l’idée de la retraite ainsi que le programme d’assurance qui l’accompagnait. Cette garantie financière est mieux connue aujourd’hui sous le nom de pension de retraite. Considérant que la révolution industrielle est entrée dans sa septième phase avec l’avènement de l’intelligence artificielle, il deviendra de plus en plus clair qu’il est futile de continuer à employer les solutions d’un autre âge pour tenter de résoudre les problèmes actuels.

Ainsi, le Togo bénéficierait grandement à trouver une autre alternative à celle qui consiste à obliger les travailleurs à quitter leur emploi après un nombre prédéterminé d’années d’activités professionnelles ou à un âge fixé. À part l’inadéquation du concept de la retraite avec les réalités modernes, il y a d’autres raisons pour lesquelles il faut faire autrement, en voici quelques-unes.

  • La première raison est d’ordre financier. Dans notre pays, les prestations de retraite représentent environ la moitié ou les deux tiers du salaire pendant les années actives. Considérant que les salaires sont très bas, alors prendre la retraite implique forcément une baisse drastique des revenus personnels. Il est fort probable que le refus observé de certains cadres officiellement retraités de libérer leur poste tire en partie ses racines de cet état de fait.
  • La deuxième raison est liée à l’efficacité individuelle. Il est un fait indéniable que dans les conditions normales, la connaissance, le savoir-faire et l’expérience professionnelle augmentent avec l’âge. D’ailleurs, la plupart des grandes inventions qui ont révolutionné le monde dans lequel nous vivons avaient été mises au point par des individus qui étaient dans la quarantaine et au-delà. Cette affirmation n’annule pas l’existence de jeunes prodiges.
  • La troisième raison est liée à la nature humaine. Comme dirait l’autre, le travail c’est la santé. Et ce point est indiscutable, surtout lorsqu’on considère toutes ces personnes qui se portaient à merveille avant leur retraite et qui subitement se sont retrouvées très malades, affaiblies ou même mortes juste quelque temps après la retraite. C’est dire que la notion largement répandue selon laquelle, l’être humain pourrait profiter de la période de retraite pour mener une vie idéale ou de rêve n’est qu’une pure illusion dans la plupart des cas.

Cela étant, il faudrait instaurer un programme de reconversion professionnelle ou économique et d’accompagnement pour les travailleurs qui s’approchent de l’âge de la retraite. Idéalement, ce processus de reconversion devrait être amorcé environ 10 ans avant la date prévue pour la retraite. Une telle initiative offrira deux avantages socio-économiques essentiels à l’État et à la société togolaise toute entière.

  • Le premier avantage consistera à garantir un revenu stable et décent aux travailleurs, même après leur supposé retrait de la vie active. Cela évitera à bon nombre de nos concitoyens de se retrouver subitement dans la pauvreté et la misère après avoir quitté la vie active, comme c’est le cas aujourd’hui.
  • Le deuxième avantage consistera à continuer par bénéficier de l’expérience et du savoir-faire de ces derniers, soit dans le même domaine ou dans un autre secteur professionnel. Et si, les individus concernés optent pour l’entreprenariat, ils continueront d’être utiles à l’économie et à la société.

Cultiver l’autonomie financière

L’objectif final de tout programme efficace et réellement destiné à combattre la pauvreté et la misère doit être l’autonomie financière des bénéficiaires. Comme dirait, l’autre donne-moi du poisson et tu m’auras nourri pour une journée, mais apprends-moi à pêcher et tu m’auras nourri pour la vie. C’est pour cela que toute initiative qui consiste à donner de l’argent aux populations au lieu de leur offrir des emplois ou encore de les aider à démarrer leurs propres activités économiques est non seulement inefficace, mais aussi dangereuse à moyen et long termes. La raison en est simple : un tel programme contribuera plutôt à créer de la dépendance financière et aura pour conséquence certaine l’aggravation de la condition de pauvreté et de misère qui prévalait avant l’entame de ladite initiative.

En terme clair, il s’agit de créer les conditions favorables à l’instauration de la culture de l’autonomie dès le bas âge. Cela implique que les notions élémentaires de cette mentalité d’indépendance devraient être enseignées à commencer par l’école primaire, puis renforcer tout le long du cursus scolaire et académique.

Cela nous amène à faire un autre détour pour aborder à nouveau le fait que certains cadres de la fonction publique refusent de partir à la retraite. Au-delà de toutes les spéculations possibles, quelle peut être la cause de ce phénomène ? Il semble que si nous analysons bien cette situation, telle qu’elle survient au Togo ou ailleurs, il est fort possible que le manque d’autonomie financière pour garantir une retraite paisible en soit la cause profonde ou lointaine. Ainsi, un accent particulier doit être mis sur la dispensation des principes qui mènent à la réalisation de l’autonomie financière, car non seulement l’État y gagnera énormément grâce à la qualité des citoyens qui en émaneraient, mais aussi les populations dans leur ensemble grâce au dynamisme économique qui s’ensuivrait.

Voilà donc énumérées quelques mesures idoines qui pourraient permettre de combattre efficacement la pauvreté et la misère au Togo. Il s’agit entre autres de :

  • Offrir une éducation de qualité
  • Mettre l’accent sur la formation pratique
  • Offrir un soutien adéquat aux étudiants
  • Créer des emplois stables
  • Augmenter le pouvoir d’achat des Togolais
  • Réévaluer et contrôler les prix
  • Favoriser l’entreprenariat
  • Cultiver l’autonomie financière

Ce n’est certainement pas des éléments figés, ni dans le temps, ni dans l’espace. D’autres points pertinents pourraient s’y ajouter. Toutefois, il est important de souligner que ce sont des facteurs importants et incontournables pour lutter efficacement contre la pauvreté dans notre pays.

Que faut-il pour offrir aux Togolais des chances égales de réussite ?

Voilà une question pertinente qui taraude ou devrait tarauder l’esprit des dirigeants actuels et futurs de notre cher pays. La réponse adéquate à cette interrogation pourrait en effet soutenir tout effort pour garantir la paix sociale, restaurer le sentiment d’appartenance et renforcer tout processus de réconciliation sincère et durable. Dans cet article, nous allons aborder le sujet tout en offrant des pistes clés qui pourraient permettre de dissiper efficacement la conviction largement partagée selon laquelle il existe une discrimination à l’échelle nationale quant au partage des biens et ressources du pays. Ce favoritisme hautement décrié avantagerait la minorité constituée des tenants actuels du pouvoir ainsi que leurs proches et leurs partisans, ce au détriment de la grande majorité des populations togolaises à travers le pays. Il faut souligner qu’aucun groupe ethnique n’est épargné par les inégalités et les injustices sociales dont il est question.

Pour s’attaquer à ce problème de façon rigoureuse, il faudra l’énoncer clairement. La question qui surgit alors est la suivante : comment se manifestent les inégalités sociales dont sont victimes la plupart de nos concitoyens ?

Lorsqu’on fait un tour d’horizon de la situation socio-politique et économique qui prévaut au Togo depuis plusieurs décennies et surtout la dernière, il devient clair que les inégalités sociales se manifestent presqu’à tous les niveaux. En effet, il pratiquement difficile de considérer aujourd’hui un domaine de la vie ou un secteur d’activités où le sentiment d’inégalité ou d’injustice n’est pas présent.

Depuis quelques années, il est de plus en plus évident que la pauvreté est la chose la mieux partagée au Togo. Au même moment, il y a une classe minoritaire de super riches qui le sont devenus au détriment de la grande majorité de la population. Il faut noter aussi une application répandue de la politique inique du favoritisme, en sorte que seuls les proches du pouvoir et leurs protégés jouissent des richesses du pays. Pendant ce temps le développement à la base et le mandat social se sont révélés être de cuisants échecs comparés aux milliards engloutis.

Sur le plan politique

Il y a une « dynastie républicaine » qui a consacré le règne de père en fils et qui a cours depuis cinq décennies. Le jeu politique, surtout celui qui peut permettre une alternance véritable au sommet de l’État, semble être fermé à la grande majorité des Togolais. La responsabilité de cette fermeture n’incombe pas seulement au pouvoir en place. Il faut reconnaître que les erreurs de l’opposition démocratique depuis les années 90 y ont également contribué. Pour corriger cette inégalité, il faudra reconnaître non seulement dans les textes, mais surtout dans les faits que tout citoyen togolais a le droit inaliénable de prétendre de participer librement au jeu démocratique et aussi à briguer des postes politiques de haut niveau dont la magistrature suprême. On ne devrait plus s’attendre à ce qu’une seule personne, une seule famille ou un seul clan s’arroge ce privilège envers et contre tous.

Sur le plan économique 

En plus de la minorité que Faure Gnassingbé lui-même avait reconnu comme un groupe de prédateurs des richesses pourtant destinées à tous les Togolais, il y a également le fait qu’une bonne partie, sinon la part la plus lucrative de notre économie est tenue par des étrangers. Certains vont jusqu’à exploiter le citoyen togolais dans des conditions de travail exécrables, comme si nos frères et sœurs étaient devenus des esclaves dans leur propre pays. Pour corriger de telles inégalités et injustices, il faudrait remettre le Togolais et son bien-être au centre de toute préoccupation ou du débat politique. Concrètement parlant, les mesures suivantes doivent être prises :

  1. La mise en place d’un pacte obligatoire pour tous les employeurs, incluant l’État togolais, qui garantira l’équité dans l’embauche, l’emploi, la promotion et la rémunération des travailleurs.
  2. L’adoption et l’application stricte d’une norme sur la santé et la sécurité au travail qui garantira un environnement sain, sécuritaire et propice à l’accomplissement des tâches professionnelles.
  3. L’adoption et la mise en application des statuts du travail pour tous les corps de métiers qui établira clairement les critères d’embauche, de promotion et d’évolution en milieu professionnel.
  4. L’adoption d’une charte sur l’équité en milieu professionnel qui garantira un traitement salarial égal pour le même travail fourni. Autrement dit, lorsqu’un homme et une femme font le même travail, ils doivent bénéficier de la même échelle salariale.
  5. La mise en place d’un office de suivi et de vérification dont le rôle sera de veiller à l’application stricte de toutes les dispositions adoptées pour garantir un traitement égal à tous les citoyens togolais.
  6. La création d’un fonds d’aide à l’entreprenariat qui sera disponible dans toutes les régions du Togo et garantira à l’entrepreneur togolais, suivant des critères clairement définis et divulgués, l’accès aux ressources nécessaires pour développer, produire et commercialiser ses produits et services.
  7. L’adoption d’une charte sur la responsabilité sociale des entreprises qui consacrera l’obligation des grandes entreprises et surtout celles exploitant les ressources naturelles togolaises à verser une contribution annuelle à même leurs chiffres d’affaires pour soutenir l’éducation, l’entreprenariat, la protection de l’environnement ainsi que la recherche et le développement. En contrepartie, elles bénéficieront de mesures fiscales plus avantageuses.

Le prochain numéro du magazine Ensemble, Faisons briller le Togo comme l’or de l’humanité sera consacré à l’économie, conformément à la Priorité 6, à savoir : Créer de la Richesse pour tous les Togolais.

Sur le plan de l’éducation

Les mesures énoncées dans le deuxième numéro du magazine Ensemble, Faisons briller le Togo comme l’or de l’humanité, dont la gratuité scolaire pour tous du primaire à l’université ainsi que l’obligation de scolariser de 4 à 25 ans contribueront à garantir des chances égales à tous les citoyens togolais quelle que soit leur situation financière ou celle de leurs parents. Par ailleurs, une réforme de l’aide de l’État comme le soutien aux études supérieures fera en sorte que tous les étudiants togolais, régulièrement inscrits dans une université au Togo, bénéficieront d’une même allocation boursière de départ. En plus, une allocation supplémentaire sera accordée sur la base du mérite académique.

Sur le plan de la santé

La couverture universelle et gratuite pour tous les citoyens ainsi que le service de proximité tels que présentés dans le troisième numéro du magazine Ensemble, Faisons briller le Togo comme l’or de l’humanité, permettra de mettre les fils et filles de notre patrie sur le même pied d’égalité.

Sur le plan administratif

Les mesures nécessaires seront prises pour améliorer, faciliter, décentraliser et automatiser les processus de délivrance et d’obtention de pièces d’identité, la carte d’identité nationale et autres documents administratifs tels que les certificats de naissance, de nationalité, le casier judiciaire et autres attestations. Ainsi, les citoyens n’auront plus à effectuer des déplacements coûteux et parfois infructueux pour la simple raison d’aller chercher un document nécessaire pour remplir des formalités administratives.

Les dispositions seront également prises pour remettre effectivement l’administration togolaise au service du citoyen. Dans ce sens, les réformes nécessaires seront menées pour que l’agent de l’État joue pleinement son rôle de serviteur du citoyen et non du super patron dont il n’a nullement les prérogatives. Nous reviendrons amplement sur ce sujet dans le prochain numéro du magazine Ensemble, Faisons briller le Togo comme l’or de l’humanité, qui sera consacré à la Priorité 9 à savoir : Redynamiser la Fonction publique et des Sociétés d’État.

Sur le plan de la justice

L’instauration d’un système judiciaire réellement indépendant assurera l’égalité de tous les citoyens togolais devant les lois de la république. Elle consacrera aussi une lutte sans merci contre la culture de l’impunité et de l’arbitraire. Désormais, nul ne sera et ne pourra prétendre être au-dessus de la loi. Parallèlement, nul ne pourra plus se prévaloir illégalement du droit de législateur en faisant ou défaisant les lois de la république à sa guise ou à son humeur. En plus des mécanismes déjà connu par le passé, la création d’un tribunal spécial et indépendant devant lequel tout citoyen qui se sent victime d’une injustice commise par le système judiciaire ou par l’État pourra faire valoir sa cause, être entendu et obtenir justice selon le cas. Cela étant, une prochaine édition du magazine Ensemble, Faisons briller le Togo comme l’or de l’humanité sera spécifiquement consacrée à la Priorité 7, à savoir : Rétablir la Vérité, la Justice, la Démocratie et l’État de droit.

Sur le plan électoral

Le système d’identification et d’attribution d’un numéro unique à chaque citoyen togolais dès la naissance, tel que suggéré dans le troisième numéro consacré à la santé du magazine Ensemble, Faisons briller le Togo comme l’or de l’humanité, éliminera la nécessité de procéder à des recensements électoraux coûteux et contestés. La fiche initiale sera régulièrement mise à jour pour inclure tout changement ou toute modification nécessaire. Ainsi, chaque citoyen en âge de voter sera automatiquement rajouté à la liste électorale, en sera radiée en cas de décès ou en sera désactivé, s’il venait à perdre temporairement sa qualité d’électeur. Il est à noter qu’actuellement le processus de recensement électoral est une grande nuisance pour l’économie togolaise et aussi une source de frustration socio-politique. Et cela doit être corrigé.

Sur le plan des infrastructures de base

Une vraie politique orientée vers le bien-être des populations et non la conservation à tout prix du pouvoir jettera les bases d’une véritable décentralisation grâce à laquelle toutes les régions du Togo seront dotées de systèmes modernes et durables entre autres l’accès à l’eau potable et à l’électricité, à des hôpitaux et écoles modernes, à des réseaux de transports adaptés, de qualité et sécuritaires. Les commerçants auront droit à des marchés locaux bien pensés, modernisés et équipés des accessoires nécessaires pour mettre les usagers et leurs clients dans de meilleures conditions pour conclure leurs transactions commerciales en toute quiétude. Une prochaine édition du magazine Ensemble, Faisons briller le Togo comme de l’humanité, qui sera consacrée à la Priorité 8, abordera ce sujet, à savoir : Doter le Togo de systèmes modernes et durables. Ainsi, le citoyen togolais quel que soit son lieu de résidence aura accès aux mêmes services que ceux qui vivent dans la capitale Lomé.

Pour finir, les efforts de réconciliation nationale, qui seront déployés en vue de créer la synergie nécessaire pour faire décoller effectivement le Togo et le faire briller comme l’or de l’humanité, contribueront également à jeter les bases d’une véritable équité et d’une justice sociale au sein de nos populations. Dans ce cadre, les structures nécessaires pour amorcer le processus de rapprochement sincère entre les fils et les filles de notre patrie à travers le pays et vers ceux vivant en exil à l’étranger auront entre autres pour mission d’identifier les cas et les causes d’inégalité et d’injustice sociales qui n’auront pas été abordées dans cet article. Ainsi, des solutions idoines pourront être proposées pour éradiquer définitivement ces fléaux qui minent le développement de notre pays et engendrent des frustrations et parfois des tensions socio-politiques.

Dès lors, il faut reconnaître que notre défi sera de rehausser rapidement le niveau de vie de chaque ménage et de mettre en place des programmes efficaces pour non seulement freiner la pauvreté, mais aussi de la combattre sous toutes ses formes. Il consistera en outre à inculquer à toutes les couches de la population qu’il est avantageux pour tous de jouer et de gagner selon les règles morales et que la notion de super citoyen hyper privilégié est fondamentalement erronée et répréhensible. Et notre réussite sera d’une part de garantir à tout citoyen résidant sur le sol togolais un minimum de décence et de dignité humaine. Elle consistera d’autre part à parvenir à un partage équitable de nos ressources communes et de retombées de leur exploitation, mais aussi d’assurer l’égalité de traitement face à la loi et aux services de l’État ainsi que l’égalité des chances face aux opportunités d’affaires ou d’emploi.

Qui est Kofi Sonokpon ?
Courte biographie

Homme politique indépendant et déterminé à mettre son leadership de rang mondial au service de tous les Togolais, Kofi Sonokpon s’est officiellement engagé depuis 2018 pour un vrai changement socio-politique et économique au Togo. Porteur de l’idéal ENSEMBLE, Faisons briller le Togo comme l’or de l’humanité, Kofi Sonokpon est le responsable du magazine du même nom à travers lequel il partage sa vision et ses perspectives destinées à sensibiliser et à mobiliser les Togolais au sujet des défis et enjeux actuels et futurs ainsi que des priorités nécessaires pour faire décoller le Togo. Premier candidat d’origine africaine à briguer le poste du Maire de Montréal, la deuxième métropole canadienne en 2013, Kofi Sonokpon est le Directeur de Publication d’Airline Profits, le premier magazine aéronautique consacré à l’efficacité et à la rentabilité des compagnies aériennes. Avec près de 25 ans d’expérience en aviation internationale, Kofi Sonokpon est détenteur d’un Master of Business Administration (MBA) spécialisé en transport aérien sponsorisé par l’Association internationale du transport aérien (IATA) et décerné  par le John Molson School of Business (JMSB) de l’Université Concordia. Expert aéronautique et leader d’opinion, Kofi Sonokpon est également conférencier, formateur et l’auteur de plusieurs ouvrages à propos du leadership et d’une série innovante consacrée à la gestion des compagnies aériennes au 21e siècle, à savoir Airlines for Business et Airlines for Technology. Accrédité comme délégué des médias à la 39e Assemblée Triennale de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) en 2016, Kofi Sonokpon anime la série Airline Profits Executive Interviews au cours de laquelle il discute des divers problèmes et solutions avec des dirigeants et des experts du secteur aéronautique. Au cours de sa riche carrière internationale, Kofi Sonokpon a servi plusieurs grandes entreprises en aviation en Afrique, en Europe et en Amérique dont Air Afrique et Bombardier et a contribué à la réalisation et au soutien de plusieurs programmes aéronautiques de grande envergure. 

Au plan communautaire, Kofi Sonokpon est un citoyen engagé dans la lutte au décrochage scolaire à titre de conférencier depuis 2010. À ce titre, il s’est adressé à plusieurs milliers de jeunes élèves et étudiants lors de ses conférences enflammées au sujet du leadership, de la persévérance, de l’entreprenariat et de la réussite dans la région métropolitaine de Montréal. Désigné comme modèle de persévérance dans le cadre du programme Valorisation Jeunesse Modèle Sans Frontière, une initiative du Gouvernement du Québec, Kofi Sonokpon a également reçu les remerciements de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et du Réseau Réussite Montréal pour son engagement à promouvoir l’éducation, la persévérance et la réussite scolaire. Nominé à maintes reprises pour le prix du MBA de l’année, Kofi Sonokpon a reçu plusieurs distinctions pour ses succès professionnels et son service à la communauté dont celle de Lauréat 2014 du Mois de l’Histoire des Noirs. Kofi Sonokpon est père de famille et réside actuellement à Montréal au Canada.

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Redaction TM24

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