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mercredi, octobre 16

Serial : doter le Togo de systèmes modernes et durables : un besoin vital et urgent

À l’heure où l’acronyme PND (Plan national de développement) est sur presque toutes lèvres dans notre pays et surtout que beaucoup de gens reconnaissent à ce document une dimension très ambitieuse, il est important de se poser la question suivante. Le Togo dispose-t-il aujourd’hui des infrastructures nécessaires pour soutenir la réalisation des axes inclus dans le PND ? Peu importe la réponse que vous donnez à cette question pertinente, un fait reste indéniable : d’un point de vue infrastructurelle, le Togo actuel ne s’est pas donné les moyens pour assurer un développement digne de ce nom. En effet, que dire d’un pays qui soixante ans après son indépendance n’est toujours pas autonome en matière d’énergie électrique ? Point n’est besoin de s’attarder sur le réseau de transport routier qui n’est pas à la hauteur des ambitions pourtant clamées à cor et à cri, malgré les milliards de dettes engloutis.

Que dire aussi du fait que l’eau potable qui est devenue au fil des années une denrée très rare même dans les grandes villes et même dans certains quartiers de Lomé, la capitale sans oublier Pya ? Par ailleurs, que dire des canalisations vétustes ou inexistantes pour drainer les eaux usées ou de ruissellement ? Ou encore que penser des installations hospitalières ou écolières dont l’inexistence ou l’état piteux portent l’empreinte indélébile de la mauvaise gouvernance ?

Au-delà des infrastructures physiques, évoquons la façon dont sont gérés les systèmes de délivrance des papiers d’identité tels que le certificat de naissance, le certificat de nationalité, le casier judiciaire, la carte d’identité nationale ou encore le permis de conduire. L’archaïsme de ces systèmes en allant du processus d’établissement des documents et à celui relatif à leur archivage est un indicateur important et incontournable de la médiocrité dans lequel baigne Togo actuel.

D’une part, comment est-ce possible qu’au 21e siècle, il faille encore se déplacer à Lomé pour se faire délivrer certains documents administratifs ? D’autre part, comment comprendre que des pièces légalement établies il y a quelques années à peine puissent perdre toute trace dans les archives de la République ? Ou encore, comment comprendre que des jeunes togolais soient empêchés de faire les examens du CEPD pour défaut de certificat de naissance ?

La liste des incongruités et des absurdités devenues la norme dans notre pays est très longue. Et il ne sert à rien de s’éterniser là-dessus. Il n’est pas non plus question pour nous de pointer un doigt accusateur à un seul individu ou un groupe d’individus, car la responsabilité de cette situation nous incombe à tous. Notre préoccupation majeure est la suivante. D’une part, comment en sommes-nous arrivés là ? Et surtout, que devons-nous faire pour changer profondément le Togo ? Pour rester fidèle à ce que nous avions déjà dit par le passé, notre pays regorge de talents, de l’expérience et du savoir-faire, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières.

Dans ce cas, la question principale devient : ne sommes-nous pas capables de faire changer les choses ? Ne pouvons-nous pas nous mettre ensemble pour transformer ce pays cher à nous tous ? Ne sommes-nous pas en mesure de poser les bases du développement, d’un vrai développement socio-économique pour la prospérité de notre pays et le bien-être de ses populations ?

La réponse à ses interrogations est bel et bien oui ! Le génie togolais en est capable. Pour preuve, ce génie contribue à enrichir des étrangers que ce soit à l’intérieur comme à l’extérieur du Togo. Et ne pourrons-nous pas mettre cela à profit pour nous-même et nos populations ? Bien-sûr que oui ! Avec un sursaut patriotique, nous en sommes capables ! Nous pouvons répondre efficacement à ce besoin urgent et vital qui consiste à doter le Togo de systèmes modernes et durables.

Quels systèmes prioritaires pour soulager le quotidien des Togolais ?

Ayant établi dans l’article précédent la nécessité de doter le Togo de systèmes modernes et durables, il est à noter l’importance d’une liste de priorités. En effet, s’il est vrai que tout est à faire ou à refaire en matière d’infrastructures dans notre pays, il y a certains besoins extrêmement urgents qui devraient nous interpeler tous : aussi bien les dirigeants actuels et futurs de notre pays que tous les fils et filles du Togo.

De cette liste de priorités, il y a l’obtention des documents administratifs et d’identification. Ensuite, il y a l’approvisionnement en eau potable. Puis, viennent les établissements scolaires et universitaires, les hôpitaux et autres centres de santé. Enfin, il y a le réseau de transport routier.

De la nécessité de moderniser le système de délivrance des documents administratifs et d’identification

Le chemin de croix que le Togolais ordinaire doit faire soit pour se faire établir un certificat de naissance, de nationalité, un casier judiciaire, une carte d’identité nationale n’a pas de sens et doit être corrigé le plus rapidement possible. À quoi sert-il au 21e siècle de quitter par exemple Dapaong pour aller se faire établir une pièce administrative à Lomé ou vice-versa ? Au-delà de l’aspect financier qui incombe à l’individu qui doit effectuer une telle démarche, il y a lieu de souligner le coût financier prohibitif que l’État togolais engendre sans peut-être s’en rendre compte. En effet, point n’est besoin d’être un économiste de renom pour comprendre que l’individu en question est obligé de cesser temporairement ses activités économiques pendant qu’il court, pour ainsi dire, après ses papiers. Qu’il soit un particulier ou un employé de l’État, son absence de son lieu de résidence ou d’activité professionnelle engendre forcément une perte à la fois d’ordres macroéconomique et microéconomique.

C’est dire que les démarches de ce citoyen qui peut lui prendre des heures, des jours ou des semaines selon le cas pour le simple fait d’obtenir des documents sont en réalité sans aucune valeur ajoutée à l’économie nationale. Au contraire, cela occasionne un certain ralentissement, ne serait-ce qu’à petite échelle, de l’activité économique. Peut-être d’un point de vue individuel, cela peut sembler négligeable, mais lorsque vous multipliez ces petites pertes économiques par le nombre total de Togolais qui sont obligés de faire de telles démarches pendant un mois, une année ou une décennie, vous vous rendrez compte des pertes économiques que cette situation engendre pour notre pays.  Si cela ne suffit pas pour vous convaincre de l’urgence de régler définitivement et dans les plus brefs délais une telle anomalie dans le fonctionnement administratif de notre pays, placez cela dans le contexte d’un plan de développement tel que le PND et peut-être que vous en saisirez la nécessité.

D’une part, le gouvernement togolais déploie des efforts pour mobiliser des investissements privés et surtout étrangers pour financer ce PND. Mais au même moment, aucun effort palpable n’est investi pour améliorer le processus de délivrance des documents administratifs qui actuellement n’offre aucune valeur ajoutée à notre économie. Bien au contraire, ce processus antique et complètement en déphasage avec la modernité contribue à créer des poches de ralentissement de l’activité économique à l’année longue.

Pour mieux illustrer la chose, considérer un instant l’image d’un seau. Supposons que cela représente notre économie. Ce seau est percé à plusieurs endroits. Les petits trous dans le seau représentent quant à eux la cessation temporaire des activités économiques par les Togolais qui ont besoin de se faire établir une pièce administrative. Considérez maintenant un  grand camion-citerne rempli d’eau qui déverse continuellement son contenu dans le seau. Imaginez vous-mêmes ce qui se passera lorsqu’on essaiera de remplir ce seau. Il ne sera pas difficile de se convaincre qu’il nous sera pratiquement impossible de remplir ce seau troué même si le camion-citerne y vidait tout son contenu.

Le bon sens nous oblige à colmater efficacement le seau avant d’essayer d’y vider l’eau contenu dans le camion-citerne. Et sans nécessairement l’avoir dit, vous comprenez que le camion-citerne représente les investisseurs privés que nous sollicitons tant au Togo qu’à l’étranger, tandis que l’eau représente leurs investissements potentiels dans notre économie.

Comme nous l’avions déjà dit par le passé, chaque citoyen doit avoir un numéro d’identification unique à la naissance. Et ce code devra inclure tous les paramètres nécessaires pour faciliter la délivrance des pièces administratives et d’identification sans que le demandeur ait besoin d’aller faire la queue ou s’asseoir dans le bureau de quelqu’un. Grâce à cette approche, le système de délivrance pourra être décentralisé et comporté des guichets automatisés qui seront accessibles à des endroits sécurisés et disponibles dans chaque ville du Togo. En cas de besoin, le citoyen pourra se rendre au guichet, payer la quittance requise et repartir avec ses documents qui seront imprimés sur place via le guichet.

Ce même numéro servira à créer et à mettre à jour automatiquement les différentes listes électorales dont le pays aurait besoin pour l’organisation des divers scrutins. Nous avons le grand privilège de vivre à une époque d’avancées technologiques sans précédent, alors pourquoi persister à maintenir notre pays et nos populations dans l’antiquité ?

De la nécessité d’approvisionner les localités du Togo en eau potable

L’eau, c’est la vie, dit-on souvent. Malheureusement dans plusieurs villes et localités du Togo, non seulement l’eau potable manque, mais aussi la qualité de l’eau que les habitants sont contraints de boire laisse à désirer. Même si nos populations devraient manquer de quoi se nourrir, comme c’est d’ailleurs le cas, il aurait fallu au moins leur assurer une abondance en eau potable. Même s’il nous est difficile d’offrir tout à nos concitoyens, investissons-nous pour qu’ils aient au moins de l’eau potable. L’eau mais aussi la qualité de l’eau contribuent à une bonne santé et à la vie. Il est donc de notre devoir de nous assurer que notre pays dispose effectivement et ce dans les plus brefs délais d’un système adéquat, moderne et durable d’adduction d’eau potable. Cela mettra fin au calvaire de nos concitoyens qui sont souvent contraints de boire de l’eau sale ou à parcourir de longues distances pour aller chercher de l’eau, qui dans la plupart des cas est de piètre qualité.

De la nécessité de construire des infrastructures scolaires, universitaires et hospitalières modernes et adéquates

En ce qui concerne les écoles, les universités et les hôpitaux, il est important de rappeler ici que la question a été abordée dans nos articles précédents portant sur l’éducation et la santé respectivement. Nous ne nous répéterons pas alors ici, sauf pour rappeler que nous avions parlé des normes qu’il fallait adopter pour s’assurer de la qualité, de l’adéquation, de l’accessibilité et de la proximité de nos infrastructures scolaires, universitaires et hospitalières pour mieux répondre à nos besoins actuels et futurs.

De la nécessité de créer des infrastructures de transport routier robustes et durables

Dans un paragraphe précédent, nous avons souligné comment le processus actuel de délivrance des documents administratifs nuit à l’économie togolaise en termes de manque à gagner. Maintenant, nous abordons un autre système essentiel au développement économique en général et dans notre pays en particulier. Le transport en soi est une fonction vitale. Et pour illustrer cela, prenons le cas de l’être humain. Il est facile pour tous de comprendre qu’une bonne circulation du sang, sans contraintes ni handicap, contribue à une bonne santé. Inversement, une mauvaise circulation sanguine peut entraîner des ennuis de santé voire des maladies graves pouvant conduire à une mort certaine. Il en est de même d’un point de vue économique. Lorsqu’un pays est doté d’un bon réseau de transport qui assure la libre circulation des personnes et des biens sans contraintes, ni entraves inutiles, l’économie s’en porte bien. À l’opposé, lorsqu’un pays possède un réseau inefficace pour transporter les personnes et les biens, l’économie ne peut pas se développer.

Cela étant dit, ce n’est un secret pour personne que les activités économiques principales du Togo tournent autour de l’agriculture, du port autonome de Lomé, du commerce et du tourisme. Alors, comment pouvons-nous raisonnablement que notre économie croisse de façon raisonnable voire exponentielle, si le réseau de transport routier de notre pays reste dans un état lamentable malgré les milliards de dettes engloutis dans des projets de construction ou de réfection de routes qui n’ont concrètement rien donné ? Ou encore, comment pouvons-nous nous attendre que l’activité économique dans nos régions essentiellement agricoles soit florissante, alors qu’il n’y a pas de routes appropriées pour desservir les champs et les plantations de nos producteurs agricoles ?

Nous avons beau clamer l’ambition du PND ou d’autres programmes de développement, mais il faut reconnaître d’un point de vue pragmatique que le miracle économique tant attendu n’aura pas lieu. Point n’est besoin d’être un devin pour anticiper le piètre résultat qui en découlera. Et si résultat il y a, cela viendrait probablement à coups de nouvelles dettes colossales et certainement pas des mises de fonds de la part d’investisseurs sensés. Dans un tel cas de figure, le retour sur investissement n’en vaudrait pas la peine.

Il est grand temps que notre pays soit doté d’une véritable vision infrastructurelle qui prend en compte les réalités actuelles de notre pays et en même temps intègre l’ambition de faire briller le Togo comme l’or de l’humanité. Il s’agit d’une vision dont la réalisation fera en sorte que chaque quartier, chaque village, chaque ville et chaque région du Togo soit doté au minimum d’un réseau routier qui permette aux personnes et aux biens de circuler librement et de façon sécuritaire, de jour comme de nuit, aussi bien en saison sèche qu’en saison pluvieuse.

Comment transformer certains défis actuels en opportunités de solutions ?

Le Togo fait face à de nombreux défis sur tous les plans. Dans cet article, nous allons nous attarder sur trois défis spécifiques notamment les inondations saisonnières qui découlent des pluies, l’érosion côtière due à l’avancée de la mer et le manque d’eau potable dans plusieurs villes et localités du pays.

Concernant les inondations répétées qui perturbent non seulement le mieux-être des Togolais, mais aussi paralysent les activités économiques, l’approche de solution actuelle consiste à construire des lacs artificiels de rétention d’eau. Cette alternative peut être efficace si et seulement si ces bassins de rétention d’eau sont bien entretenus et sécurisés pour éviter que leur existence ne devienne la source d’autres problèmes pour les populations. Les débordements d’eau et les noyades qui ont été signalés dans certains quartiers de Lomé dans un passé récent doivent nous interpeler à cet effet.

Pour ce qui a trait à l’érosion côtière, la construction de digues pour empêcher l’eau de mer de continuer à s’avancer vers la terre pour ainsi limiter les dégâts peut aussi sembler adéquate. Cependant, si la cause principale de ce phénomène est liée à la montée du niveau de la mer, alors tôt ou tard, cette approche prouvera également ses limites et peut-être à un moment inattendu. Donc, il est important de penser à d’autres alternatives.

S’agissant du manque d’eau potable dans nos villes et villages, il est à noter que la multiplication anarchique de forages individuels ne peut être qu’une solution à court terme. À long terme, nous avons l’obligation de penser et de concevoir un vaste réseau d’approvisionnement en eau potable qui couvre l’ensemble de notre pays, afin d’en garantir la qualité et la quantité à nos populations.

Cela étant dit, en observant de près les problèmes liés à l’eau dans notre pays, ils sont essentiellement de deux ordres. D’un côté, il y a l’abondance d’eau causant du tort et de l’autre côté, on constate un manque d’eau qui cause également du tort. Cette observation implique que nous sommes en présence d’une dualité défi-opportunité. Autrement dit, nous pouvons exploiter l’abondance d’eau d’une part pour compenser le manque d’eau d’autre part.

Dit de cette façon, ce dont nous parlons peut ne pas être évident pour tous. Alors, en termes clairs, nous pouvons exploiter l’abondance d’eau provenant à la fois de la mer et des pluies, la transformer pour alimenter un réseau d’eau potable accessible à nos populations. Évidemment la faisabilité et la dimension technique d’une telle proposition sont largement au-delà de la portée de cet article. Toutefois, les opportunités que présentent ces différents défis auxquels notre pays est actuellement confronté méritent que l’on s’y attarde. Car, elles pourraient très bien signifier la résolution non seulement de la problématique de l’érosion côtière et des inondations, mais aussi et surtout celle du manque d’eau potable dont souffrent cruellement nos populations.

L’exploitation de l’eau de mer et de pluie pourrait ne pas suffire pour résorber totalement la pénurie d’eau potable. Cependant, elle contribuerait tout de même à la résoudre partiellement pendant que d’autres sources d’eau potable sont considérées pour compenser le déficit. En temps opportun, les spécialistes des secteurs de l’hydraulique et du génie civil donneront leur appréciation de ces défis et opportunités et surtout celle relative aux contraintes et aux coûts potentiels liés à l’application d’une telle proposition.

Quelle vision infrastructurelle pour répondre aux besoins du futur Togo ?

Le Togo peut, doit et va changer. Il nous suffit d’y croire fermement et surtout d’y travailler avec sérieux, rigueur et abnégation. Voilà en substance notre position, car le changement est inévitable. En réalité, l’un des principes infaillibles de l’univers dans lequel nous vivons, c’est le changement. En fait, il suffit de considérer l’alternance du jour et de la nuit, l’alternance des saisons ou même le cycle de vie de l’être humain. Ainsi, déclarer que le Togo actuel va changer n’est pas de l’exagération, ni une utopie. Par ailleurs, tout ce qui a un début aura forcément une fin. Ainsi, les défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés ne sauraient durer indéfiniment.

Bien au contraire, notre cher pays dispose de toutes les ressources et de tous les atouts nécessaires pour entamer et assurer sa transformation profonde et nécessaire pour devenir un modèle, une référence positive pour le continent africain et le reste du monde.

Pourquoi n’en sommes-nous pas là ou qu’est-ce qui nous manque encore pour amorcer notre décollage vers cet horizon glorieux dont nos pères nous ont légué le rêve ?

Comme nous le disions dans une interview il y a quelques mois, avant de décoller, le pilote d’un avion doit connaître sa position, mais aussi avoir en tête une destination claire. Cette destination symbolise la vision. Pour nous cette destination virtuelle ou mieux cet idéal, c’est : faire briller le Togo comme l’or de l’humanité. Et pour cela, il nous faut une mobilisation forte de tous les talents et ressources humaines dont dispose notre pays. La synergie qui naîtra de l’association franche et sincère des fils et filles du Togo, sans distinctions de leur lieu de résidence, ni de leur appartenance ethnique, politique, associative ou religieuse, sera suffisamment forte pour propulser notre chère patrie vers cet idéal que nous appelons de tous nos vœux.

En matière d’infrastructures, cette vision consistera à doter toutes les villes et localités de notre pays de systèmes modernes et avant-gardistes qui seront à la hauteur de cette ambition de faire briller le Togo comme l’or de l’humanité.

Car, il est inconcevable et inacceptable que le Togo en ce 21e siècle puisse ressembler à un gros village qui manque de presque tout. L’électricité et l’eau potable, même dans plusieurs quartiers de la capitale, sont denrées rares. Les systèmes essentiels sont soit inexistants ou soit médiocres, mêmes les infrastructures récemment construites à coup de milliards de dettes publiques ne sont pas forcément de bonne qualité. 

Notre défi sera de concevoir rapidement et de déployer en un temps record des infrastructures vitales, sophistiquées et à des coûts raisonnables à travers toutes les régions et localités du Togo. 

Notre réussite sera de doter à court et moyen termes nos villes et à moyen et long termes  nos villages d’électricité, d’eau potable, de canalisations, de sanitaires, de réseaux routiers, ferroviaires, aériens et maritimes ou fluviaux (selon le cas), de réseaux de télécommunications efficaces, durables et de meilleure qualité.

Nous parlions déjà dans notre article précédent Quelle vision économique pour développer les régions du Togo ? de la nécessité de transformer les cinq régions administratives actuelles en des capitales économiques avec une concentration d’activités de secteurs traditionnels et nouveaux.

Pour rappel, nous avions présenté les différentes capitales économiques comme suit :

  • Région maritime : Capitale de l’Innovation, des Transports et du Naval ;
  • Région centrale : Capitale du Commerce, des Sports et de l’Automobile ;
  • Région de la Kara : Capitale de l’Agro-alimentaire, de la Recherche et de l’Aéronautique ;
  • Région des Plateaux : Capitale du Textile, du Numérique et du Savoir ;
  • Région des Savanes : Capitale des Arts, du Tourisme et de l’Énergie.

Ainsi, la vision infrastructurelle dont il est question ici sera en parfaite harmonie avec la vision économique pour en garantir la faisabilité et la mise en œuvre. À la lecture de cet article, vous pourriez-vous demander si le Togo a les moyens pour soutenir une telle ambition. La réponse est bel et bien oui, nous en avons les moyens. Cependant, il s’agit là d’une question pertinente que nous aborderons dans un futur proche.

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