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Togo : Faure Gnassingbé prête serment pour un 4ème mandat

Vainqueur officiel du scrutin présidentiel du 22 février 2020, avec 70,78% des suffrages exprimés, le président de la république Faure Gnassingbé a prêté serment dimanche devant la Cour Constitutionnelle.

Au cours d’une cérémonie solennelle présidée par le président de cette institution, Abdou Assouma, le président élu a cité le serment officiel dédié à cet évènement. Il entame ainsi à partir de ce 03 mai 2020, son quatrième mandat (2020-2025).

Selon les résultats définitifs donnés par la Cour Constitutionnelle, le 03 mars 2020, Faure Gnassingbé est élu président de la république Togolaise, devant l’opposant Agbeyomé Kodjo, deuxième avec 19,45%. Ce dernier conteste toujours les résultats de cette élection.

A cause de la pandémie du Coronavirus, cette cérémonie s’est déroulée avec un nombre restreint d’invités à la présidence de la république.




Covid-19 : un Plan de Riposte proposé aux agriculteurs

« Personne ne sera laissé sur le carreau » assurait le Président de la République, le 01 avril 2020, dans le cadre de la riposte contre la pandémie du Covid-19. Après les couches socio-professionnelles dont les activités sont paralysées par la pandémie, le gouvernement Togolais met en place un Plan de Riposte Agricole Covid-19 (PRA Covid-19) au profit des acteurs de la chaîne agricole.

Constitué d’un appui en matériel agricole, labour, essouchage et kits d’irrigation, la promotion d’entreprises de placement de main d’œuvre, un crédit d’intrants à taux bonifiés pour la production à terme de 225.000 tonnes de coton, 1.990.000 tonnes de maïs, 332.508 tonnes de riz, 138.798 tonnes de soja, ce programme est vise à accroitre les revenus des producteurs de 228 milliards de francs CFA.

Pour bénéficier de ce programme, les coton-culteurs devront se faire recenser par la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) et les PME/PMI agrégateurs, opérant dans les filières à haute valeur ajoutée comme le soja, doivent s’approcher des services déconcentrés du ministère dans leurs localités pour le faire.

« Les bénéficiaires devront se  constituer  en groupe d’entente solidaire affilié à  une Entreprise de service et organisations de producteurs (ESOP), ou à une PMI/PME d’acheteurs ou transformateurs de soja. Le bénéficiaire doit accepter un contrat d’agrégation avec une PME/PMI et s’engager à cultiver des produits comme le maïs, le riz,  le coton ou le soja » précise le ministère de l’agriculture cité par Globalactu.

Pour être bénéficiaire de de plan, il faudrait disposer d’une carte d’électeur avec un numéro de téléphone actif. Ainsi le demandeur pourra recevoir un crédit de campagne via le porte-monnaie électronique.

Rappelons que les producteurs de sésame, la tomate, le gingembre, l’oignon et le piment sont également pris en compte dans le Plan de Riposte Agricole.

 




Togo : Arrestation musclée d’Agbeyomé Kodjo

Le président du MPDD, Agbeyomé Kodjo a été arrêté dans la matinée de ce mardi 21 avril 2020. L’ex président de l’Assemblée nationale n’aura pas le temps de répondre à l’invitation du Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC), ce même jour.

Tard dans la soirée du 20 avril, une impressionnante horde d’agents de l’unité d’intervention de la gendarmerie a encerclé son domicile et investi plusieurs concessions voisines.

Face à ce dispositif, le prélat Mgr Kpodzro également dans la maison a lancé aux environs de 23 heures, un appel de détresse à l’endroit du Pape, de ses frères évêques et à tous les Togolais. Un appel qui n’a pas empêché les forces de défense et de sécurité de défoncer les portes de la maison et d’enlever Agbeyomé Kodjo.

Selon des sources proches, l’homme politique serait déposé au SCRIC où il sera probablement écouté par le procureur de la république.

Arrivé officiellement deuxième à l’issue de l’élection présidentielle, Dr Kodjo conteste toujours la victoire de Faure Gnassingbé.

On signale également l’arrestation de certains journalistes qui étaient dans les alentours de la maison.




Togo : la Cour Constitutionnelle proclame Faure vainqueur avec un taux en baisse

La cour constitutionnelle a confirmé ce mardi 03 mars 2020, l’élection de Faure Gnassingbé aux élections présidentielles du 22 février 2020. Apres une kyrielle de ‘vu’ et de ‘considérant’ Aboudou Assouma proclame l’actuel chef de l’Etat Faure Gnassingbé vainqueur au premier tour pour un quatrième mandant.

Par contre, le candidat du parti au pouvoir voit son pourcentage obtenu lors des résultats provisoires proclamés par la CENI passé de 72.36 % à 70.78 % du suffrage exprimé.

Par rapport à la requête introduite par le candidat Agbeyomé Kodjo a été rejetée par la cour.

Les recours de l’Ex Premier Ministre sont liés entre autres à  la dotation de l’état aux candidats à l’élection présidentielle ; à l’utilisation des moyens de l’état par le sieur Faure GNASSINGBE pendant la campagne électorale ; à l’expulsion de certains délégué de son parti le jour de l’élection ; à la manipulation des résultats et a la création de bureaux de vote clandestins…

Les résultats définitifs proclamés par la cour constitutionnelle : 

TRAORE Tchassona  0,68 %

WOLOU Komi 1,20 %

KUESSAN Georges 0, 80 %

GNASSINGBE Faure 70, 78 %

GOGUE Tchabouré 2, 40 %

FABRE Jean-Pierre 4,68 %

KODJO Agbeyomé 19,46 %.




Présidentielle 2020 : la CENI à pied d’œuvre

Comme annoncé dans un communiqué signé par son président Tchambakou Ayassor, la Commission Électorale Indépendante (CENI) organise du 22 au 24 octobre 2019, une simulation grandeur nature de la révision des listes électorales dans cinq CELI.

Cet exercice a démarré ce mardi 22 octobre dans les cinq CELI à savoir : Agoè-Nyivé 1- 4-6, Avé, Lacs/Bas- Mono, Zio et Kloto/Kpélé.

Cette simulation permettra à la CENI « de tester les équipements, les logiciels et l’ensemble des composants des kits d’enregistrements biométriques » a indiqué le président Tchambakou Ayassor.

Le président de la CENI par cette occasion exprime toute sa gratitude aux présidents des CELI désignées pour leur franche collaboration dans le but de la réussite de simulation.

L’élection présidentielle de 2020 pourrait se dérouler avant mars de la même année.




Criminalité : kidnapping de filles à Takoradi, un suspect arrêté au Togo

Selon plusieurs médias ghanéens, le Département des Enquêtes Criminelles de la police Ghanéenne a appréhendé au Togo, le principal suspect de l’enlèvement de trois jeunes filles à Tokoraki (Ghana).

Il y a de cela quelques mois, Ruth Love Quayson, Priscilla Blessing Bentum et Priscilla Koranchie, enlevées dans la ville Ghanéenne de Takoradi auraient été emmenées dans l’Est du Nigeria, d’après les renseignements de la police du Ghana.

Après plusieurs semaines d’investigations, le principal suspect de ce Kidnapping, ‘John’ a été arrêté au Togo dans le cadre d’une opération visant à libérer les jeunes. Ce prétendu malfaiteur a été conduit à Accra, où il sera écouté dans cette affaire.

Au cours d’une conférence de presse en avril dernier, le Directeur Général du Département des Enquêtes Criminelles, M. Maame Yaa Tiwaa Addo-Danquah, avait laissé entendre que son département avait localisé les jeunes filles, avant de poursuivre en affirmant que pour des raisons de sécurité, le lieu exact ne sera pas révélé.

Ruth Love Quayson a été enlevée le 17 août 2018, tandis que Ruthlove Quayeson et Mantebeah Koranchie ont été kidnappées respectivement le 4 décembre le 21 décembre 2018.

Approchées par la presse ghanéenne, les autorités policières n’ont pas voulu pour l’instant évoquer le sujet.




Pour des locales transparentes, la CRART interpelle Awa NANA-DABOYA

La Convention Républicaine pour l’Apaisement et la Réconciliation appelle la médiatrice de la république et la communauté internationale à œuvrer pour la transparence et la crédibilité des prochaines élections locales au Togo. M. Atcholi KAO, le coordonnateur de la CRART, à travers une déclaration diffusée ce 06 juin 2019, dénonce des irrégularités dans le processus de recensement et des dysfonctionnements dans les exercices pratiques de la force spéciale créé pour les locales « Forces  Sécurité Élections 2019 ». La CRART demande à la communauté internationale de s’impliquer pour faire appliquer les principes onusiens en matière de sécurisation des prochaines communales.

DÉCLARATION DE LA CONVENTION RÉPUBLICAINE POUR L’APAISEMENT ET LA RÉCONCILIATION AU TOGO

LA CRART INTERPELLE MADAME LE MÉDIATEUR DE LA RÉPUBLIQUE, LE PNUD, LE G5 ET LA CEDEAO POUR DES ÉLECTIONS TRANSPARENTES, APAISÉES ET SANS VIOLENCES

Depuis l’annonce de l’organisation des élections locales historiques qui interviennent après plus de trois décennies d’interruption, il a été constaté un engouement des populations qui témoigne de l’intérêt national que suscite ce scrutin pour le développement du pays. Cependant, le gouvernement Togolais à qui revient la responsabilité de mettre sur pied les conditions de transparence, ne semble pas jouer à l’impartialité et prend au contraire des dispositions tendancieuses qui sont des ingrédients pour des contestations qui entrainent  des violences en période électorale, comme l’a relevé la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) qui a fait des recommandations pertinentes à l’effet de corriger ces défaillances dans les processus électoraux. L’organisation d’un recensement bâclé sur fond d’exclusion d’une proportion importante des citoyens en âge de voter, avec une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) aux ordres, sont signes caractéristiques des élections antidémocratiques.

Le travail technique des Universités Sociales du Togo (UST) a, dans un rapport, documenté les nombreux manquements qui ont couronné l’étape du recensement électoral sans oublier les dénonciations des coalitions et partis d’opposition vis-à-vis de l’allure cavalière de cette opération.

La diaspora Togolaise, une des plus importantes a été complètement exclue de tous les futurs processus électoraux alors que sa participation est considérable et déterminante pour une solution durable de la longue crise politique.    

En outre, la CRART constate que la ‘’Force Sécurité Elections 2019’’ (FOSE) qui doit assurer le maintien d’ordre pour l’organisation des élections locales est dangereusement en voie de formatage par les autorités du Ministère de la Sécurité pour lui inculquer une orientation tendancieuse. En effet, lors d’une démonstration de la FOSE présentée au journal officiel de la Télévision Togolaise (TVT), il a été simulé un exercice dont la cible de l’opération était une catégorie de militants appartenant à un acteur politique «qui aurait prôné le boycott et qui se serait ravisé» ; et dont le mobile de contestation serait «le vote d’une personnalité qui serait soupçonnée d’être étrangère ». Au final, le rôle de la FOSE a consisté à maitriser les contestataires pour faire voter la personne suspectée sans aucune autre forme de vérification sur cette dernière.

Eu égard à toutes ces anomalies sur l’organisation des élections locales, la CRART vivement préoccupée attire l’attention de Madame le Médiateur de la République, Présidente du HCRRUN et l’interpelle à veiller pour la mise en œuvre des conditions des élections inclusives et transparentes, avec une participation active des fils et filles de la diaspora, pour prévenir les contestations et violences à caractère politique, conformément à la recommandation 6 de la Synthèse des Recommandations de la CVJR.

La réconciliation entre les filles et les fils d’une même nation est un acte patriotique de courage et de bravoure qui doit rapprocher des opinions divergentes et jeter les bases d’une évolution collective. Elle restera inachevée si certains fils et filles de la nation sont tenus à l’écart pour les uns, et les autres empêchés de rentrer d’exil pour apporter leurs contributions et favoriser un véritable plan de développement.

La CRART adresse le même appel au G5 (PNUD, Union européenne, USA, France, Allemagne), au Président de la Commission de la CEDEAO et à tous les autres partenaires du Togo à prendre des mesures pour faire appliquer les règles et principes onusiens de maintien d’ordre, et à intervenir pour des élections transparentes et inclusives, gage d’une stabilité et d’une paix durable.

                                                                                              Fait à Lomé, le 06 juin 2019

                                                                                              Pour la CRART

                                                                                  Le Coordinateur ATCHOLI KAO M. B.Essohouna