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Kpalimé : la DSR et le commissariat de la ville sensibilisent les taxis motos en matière de sécurité routière.

Le commissaire principal de la ville de Kpalimé, accompagnés de ses collaborateurs et les agents de la Division de la Sécurité Routière ont effectué ce 18 août 2023, une descente de terrain. Objectif de cette mission conjointe, sensibiliser les conducteurs de taxi motos en matière de la sécurité routière. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’application des nouvelles directives données par le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le Colonel Yark Damehane.

Ces mesures qui sont, entre autres, le respect des feux tricolores, le port systématique du casque par le conducteur et le passager, la disponibilité des deux rétroviseurs… visent à réduire le nombre d’accidents et de décès sur les routes. 

« Vous devez nous aider à préserver des vies sur les routes à travers le respect des nouvelles dispositions. Au-delà de cet aspect primordial, sensibiliser également vos passagers sur la préservation de l’environnement en évitant de jeter les ordures sur les voies publiques. Si un passager le fait, vous devez être en mesure de reprocher l’acte… » a indqiué M. VIADENU Komlan Dodji, commissaire de Kpalimé.

Sur l’épineuse question du port du casque par les passagers, le commissaire a souhaité recueillir les propositions auprès des conducteurs pour sa mise en application efficace de la mesure.

 »Avec le pouvoir d’achat de nos populations et le prix hors bourse des casques, je crois que cela va être difficile, mais pas impossible à réaliser. Nous allons entamer la sensibilisation avec nos passagers, mais du côté de la police, il faut aussi nous laisser un sursis afin que l’on puisse assimiler cette nouvelle disposition » a indiqué un conducteur. 

Si cette mesure des autorités est à saluer, il faut tout de même reconnaître qu’avec les prix de casques (10 000 FCFA minimum pour un casque de qualité), l’adhésion des passagers se fera graduellement. 

Pour rappel, le bilan de la sécurité routière du premier semestre de l’année 2023, faisait état de 3 282 cas d’accidents avec 282 décès sur l’ensemble du territoire national.




Togo : ouverture d’un concours de recrutement d’élèves pour les lycées scientifiques.

Le ministre des Enseignements Primaire, Secondaire, Technique et de l’Artisanat, Komla Dodzi Kokoroko a pris le 16 aout 2023, un arrêté portant ouverture du concours national de recrutement d’élèves pour les lycées scientifiques de Lomé et de Kara.

Ci-jointes, les conditions de ce concours de recrutement

ARRETE :

Article 1er: Il est ouvert au titre de l’année scolaire 2023-2024, un concours national de recrutement d’élèves pour les lycées scientifiques de Lomé et de Kara.

Article 2 : Le concours se déroulera dans les centres ci-après :

– Lomé : Lycée de Tokoin ;

-Tsévié: Lycée de Tsévié ;

-Kpalimé Lycée de Kpodzi ;

– Atakpamé Lycée d’Atakpamé;

– Sokodé: Lycée de Sokodé;

– Kara: Lycée Kara I;

– Dapaong Lycée de Nassablé.

Article 3 : Le nombre de places ouvertes au concours est de 80 :

Lycée Scientifique de Lomé : 40 places dont 15 filles et 25 Garçons,

Lycée Scientifique de Kara : 40 places dont 20 filles et 20 Garçons.

  1. CONDITIONS À REMPLIR

Article 4 : Le concours est organisé à l’intention des élèves togolais des deux sexes remplissant les conditions suivantes :

Être âgé de 17 ans au plus à la date du concours, avoir réussi au Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session de 2023, avec une moyenne supérieure ou égale à 16/20.

  1. SÉLECTION DES ÉLÈVES

Article 5 : La sélection des élèves se fera en deux phases :

une phase de présélection,

une phase d’épreuves écrites (concours).

La présélection

La présélection se fera à partir des notes obtenues en mathématiques, en sciences physiques, en français et en anglais, en classe de quatrième et de troisième d’une part et à l’examen du BEPC d’autre part.

Le concours

Le concours comportera deux épreuves :

Une épreuve écrite de mathématiques, durée 02 heures, coefficient 2 ; une épreuve écrite de sciences physiques, durée 02 heures, coefficient 2.

Article 6 : Les candidats admissibles seront soumis à une visite médicale de contrôle attestant qu’ils ne souffrent d’aucune maladie contagieuse ou chronique.

III DOSSIER DE CANDIDATURE

Article 7 : Le dossier de candidature, adressé à Monsieur le Ministre des Enseignements Primaire, Secondaire, Technique et de l’Artisanat, doit comporter les pièces suivantes :

  1. une demande manuscrite signée du (de la) candidat (e), indiquant le centre d’écrit et le lycée scientifique choisis,
  2. une copie certifiée conforme de l’acte de naissance,
  3. une copie certifiée conforme du certificat de nationalité togolaise,
  4. un certificat médical datant de moins de trois (3) mois, attestant que le (la) candidat (e) est apte à poursuivre les études au second cycle du secondaire,
  5. une copie certifiée conforme de l’attestation du CEPD,
  6. une copie certifiée conforme du relevé de notes du BEPC,
  7. une copie certifiée conforme des bulletins des classes de quatrième et de troisième :
  8. Une quittance de frais d’inscription de 3000 francs.

Article 8 : Les dossiers de candidature sont déposés dans les Directions Régionales de l’Éducation à Lomé, Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong, à partir de lundi 21 août 2023.

Article 9 : La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au mercredi 30 août 2023 à 17 heures.

DÉROULEMENT DU CONCOURS

Article 10 : La date du concours est fixée au mardi 12 septembre 2023. L’appel des candidates/candidats aura lieu à 07 heures.

Article 11 : L’accès à la salle d’examen est subordonné à la présentation d’une pièce d’identité (carte nationale d’identité ou passeport en cours de validité ou carte d’identité scolaire de l’année en cours).

Article 12 : Les candidates/candidats ne peuvent composer que dans le centre choisi.

Article 13 : Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République togolaise.




Togo : un message important pour les propriétaires de terrain des communes Zio 2 et Avé 2.

Les propriétaires, acquéreurs et collectivités détentrices de parcelles de terrain et fonds de terres des Communes de Zio 2 et Avé 2 sont priés de déposer les copies des plans parcellaires, des titres fonciers et autres droits de propriété de leurs parcelles de terrain et fonds de terre dans les bureaux de la mairie de Kovié pour la commune Zio 2 et de la mairie de Noepé au plus tard le 30 juin 2023. C’est ce que l’on retient du communiqué conjoint rendu public ce 6 juin par le ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière et six autres ministères.

Lisez plutôt le communiqué : 

[COMMUNIQUE CONJOINT

Le ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le ministre de la planification du développement et de la coopération, le ministre de l’Environnement et des ressources forestières, le ministre de l’Économie et des finances et le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et du développement rural portent à la connaissance de la population en général et en particulier celle des communes Zio 2 (préfecture de Zio) et Avé 2 (préfecture de l’Avé) que dans le cadre du processus d’exécution des Plans locaux d’urbanisme (PLU) des deux communes, il sera procédé à l’enregistrement systématique des parcelles de terrain, fonds de terres et leurs propriétaires dans le ressort territorial desdites Communes.

À cet effet, il est demandé à tous les propriétaires, acquéreurs et aux collectivités détentrices de parcelles de terrain et fonds de terres de ces deux communes de bien vouloir déposer les copies des plans parcellaires, des titres fonciers et des autres droits de propriété de leurs parcelles de terrain et fonds de terre dans les bureaux de la mairie de Kovié pour la commune Zio 2 et de la mairie de Noepé pour la commune Avé 2. Ces plans parcellaires doivent être conformes aux normes de projection Universal Transverse de Mercator (UTM) ;

Le dépôt des plans parcellaires, des titres fonciers et des autres droits de propriété dans les bureaux de la mairie de Kovié pour la commune Zio 2 et de la mairie de Noepé pour la commune Avé 2 prend effet à partir du jour de signature du présent communiqué et prendra impérativement fin le 30 juin 2023.

Fait à Lomé, le 06 juin 2023.




Thèse de Doctorat : Dr Yana PATANAKME analyse la croissance démographique et dynamique de l’espace rurale au sud du pays kabiyè.

PATANAKME Yana entre dans le cercle fermé des Docteurs en géographie au Togo. Ceci après avoir soutenu avec brio ce 19 mai 2023 à l’Université de Kara. Sa recherche minutieuse et méthodique de plusieurs mois a porté sur « Croissance démographique et dynamique de l’espace rurale au sud du pays kabiyè (Nord-Togo) ».

Cette étude de Dr Yana a pour finalité de ressortir les changements spatiaux qui découlent de l’accroissement démographique. Selon les résultats de cette étude, « les raisons sécuritaires, notamment les razzias, expliquent l’abandon du Sud de la rivière Kara par le peuple Kabiyè au profit des massifs du Nord où les densités étaient fortes. Mais, la conquête coloniale du pays kabiyè démarrée le 24 janvier 1898, introduisit une sorte de « paix coloniale » au Sud de la rivière Kara qui favorisa le glissement des Kabiyè des massifs vers cette zone.

En termes de nombre d’habitants, la population de cette zone est ainsi passée de 2990 habitants en 1 921 à 45 239 habitants en 2019. Ce bond important est issu du solde migratoire positif surtout pendant la période coloniale d’une part et d’autre part du taux d’accroissement naturel élevé.

« Cet accroissement de la population induit une dynamique de l’occupation du sol qui se traduit par un accroissement des espaces anthropiques au détriment des formations végétales. Les espaces anthropiques (agglomérations, champs et jachères) ont été multipliés par 95 passant de 200 à 18967 ha entre 1950 et 2019. Par contre les forêts sont passées de 5042 à 3605 ha, soit une régression de de 71,5 %. De même, les savanes boisées sont passées de 39820 à 12219 ha soit une régression de 69 %. La croissance démographique a entraîné une mutation foncière qui se traduit par une appropriation privée et une marchandisation des terres conduisant aux conflits fonciers » a expliqué Dr Yana PATANAKME au sortir de sa soutenance.

Dr Yana PATANAKME et les membres du jury

Cette croissance démographique a engendré selon l’analyse une mutation du système de production vers l’accélération agricole marquée par la disparition presque totale de la jachère et l’utilisation croissante des intrants.

Les résultats de cette recherche viennent non seulement enrichir la base des données et des informations disponibles en matière des espèces menacées de disparition, mais de relever également, l’impact de la dégradation des terres et des conflits fonciers sur le développement agricole.

Notons que dans le cadre de cette thèse, la revue documentaire, l’observation et la collecte des données par enquête ont été les méthodes utilisées.




Togo : le Guide d’Exportation actualisé.

Dans l’optique de permettre aux opérateurs économiques togolais d’être plus compétitifs et de répondre aux exigences des marchés internationaux, le gouvernement togolais s’apprête à actualiser le ‘Guide des exportateurs’ élaboré en 2014.

Pour ce faire, le ministère du Commerce a tenu, du 28 au 31 mars dernier, un cadre d’échange avec les techniciens des ministères connexes. Selon le ministère du Commerce et de l’agriculture, des Douanes togolaises, du Port Autonome de Lomé et des personnes-ressources, ce document actualisé permettra « de ressortir, de façon claire, les outils de facilitation des échanges de l’accord sur la facilitation des échanges de l’OMC de 2017, de l’Accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) de 2019 et de la politique nationale du développement du commerce du Togo de 2022’’.

Pour le ministère du Commerce, cette actualisation permettra aux opérateurs économiques togolais d’être plus compétitifs et de répondre aux exigences des marchés internationaux, mais aussi de mettre à leur disposition des sources de données fiables qui fournissent des informations d’ordres réglementaire et technique pour leur ouvrir un accès sans contraintes aux marchés.

Pour rappel, l’accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) signé par 54 pays africains dont le Togo est entré dans sa phase opérationnelle le 1er janvier 2021.




Togo : vers le contrôle des activités des ONG et associations ?

Le gouvernement togolais compte faire le suivi des activités des ONG et des associations dans le cadre de l’État d’urgence sécuritaire. En effet, dans un courrier en date du 28 février 2023, le ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires demande expressément aux préfets des régions Centrale, Kara et Savanes de lui faire parvenir, d’ici le 07 mars, la liste ONG ainsi que leurs domaines d’activités.

Cette demande, d’après l’autorité, fait suite au démarrage en cascade d’activités diverses dans les trois régions concernées.

« En raison de l’état d’urgence sécuritaire, il vous est demandé de dresser, en toute urgence, un rapport sur ces associations ou ONG, le début de leurs activités et la nature de ces activités, les personnes cibles visées par lesdites activités, les noms, prénoms et contacts des personnes chargées par ces structures pour accomplir ces missions. » a écrit M. Payadowa Boukpessi.

Lutte contre le terrorisme ?

Même si le courrier du ministre ne précise pas que cette action s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, nous estimons qu’il en est le cas. Étant donné que ces activités regroupent différentes cibles et couches sociales de la société, il s’avère important pour les dirigeants d’avoir une idée précise sur les interventions, les localités, les cibles et les types d’activités menées par ces structures.

Aussi, cette cartographie permettra d’avoir une connaissance claire sur les sources des financements des ONG et des associations.

Pour rappel, la région des savanes subie, depuis près de deux ans, des attaques des groupes terroristes opérant entre la frontière du Togo-Burkina et Togo-Bénin.




Bilan sécurité routière : 652 morts enregistrés en 2022.

Le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le Général Yark Damehame et son collègue, ministre des Transports Routiers, Aériens et Ferroviaires, Affoh Atcha Dédji ont présenté le 21 février 2023, la situation de la sécurité routière comptant pour le second semestre de l’année 2022. Malheureusement, la situation demeure de plus en plus inquiétante du point de vue de l’augmentation du nombre d’accidents et des morts.

Au total, pour ce semestre, 3 689 accidents ont été enregistrés dont 5 055 blessés et 336 morts. Ce qui correspond à un tour de mortalité routière de 3,95 pour 100 000 habitants. Sur l’ensemble de l’année, 652 personnes sont mortes sur les routes togolaises. 

« Un accident, c’est en quelques fractions de secondes. Du défaut de maitrise du véhicule, à l’excès de vitesse, au non-respect des feux tricolores en passant par le refus de priorité et au dépassement défectueux, les causes sont multiples. Prenons-en conscience » indique le ministère des Transports.

Parmi les 336 morts enregistrés, 211 morts sont liés à la moto, 52 piétons, 40 morts liés à la voiture, 24 conducteurs de tricycles, 06 usagers de vélos et 03 liés aux camions de transports de marchandises. S’agissant des ‘routes meurtrières’ : 179 morts sont enregistrés sur la nationale N° 1 Lomé-Cinkassé ; 20 morts sur la N° 5 Lomé-Kpalimé-Atakpamé ; 10 sur la N° 2 Lomé-Aného, 08 morts sur la N° 34 Lomé-Vogan et 42 sur le grand contournement.

Les usagers de la route devraient redoubler de vigilance et respecter les signalisations de la route. Du côté des autorités et des forces de l’ordre, il est nécessaire de renforcer le contrôle sur les routes et éviter la corruption.




Togo : le compte rendu du premier conseil des ministres de l’année 2023

Le conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 11 janvier 2023 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République. À l’entame de cette première réunion du conseil des ministres de l’année 2023, Madame le Premier ministre a pris la parole pour présenter les vœux du gouvernement à Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République. Elle lui a notamment exprimé les admirations et la fierté des membres du gouvernement pour sa médiation qui a permis le dénouement heureux de la crise entre les Républiques sœurs du Mali et de la Côte d’Ivoire. Elle a réitéré l’engagement des ministres à redoubler d’effort en s’inspirant du leadership efficace du Chef de l’État.

Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République, a remercié les membres du gouvernement et les a invités à maintenir la vigilance et la mobilisation au service du bien-être des populations togolaises. Il a salué les progrès de notre pays malgré un contexte complexe et a indiqué que ces avancées devraient renforcer le sens des responsabilités et l’engagement de tout un chacun.

Le conseil a examiné un (01) avant-projet de loi, deux (02) projets de décret et écouté six (06) communications.

Au titre de l’avant-projet de loi,
Le conseil a examiné et adopté l’avant-projet de loi relatif au développement de l’écosystème d’innovation au Togo. Le gouvernement s’est engagé dans un processus de modernisation de l’économie togolaise qui a pour objectif le développement des activités numériques du secteur public et du secteur privé au bénéfice des citoyens et des entreprises. 

C’est dans cette dynamique que s’inscrit cet avant-projet de loi qui vise à promouvoir l’écosystème d’innovation au Togo, en instaurant un mécanisme de labellisation des start-ups et entreprises au regard des critères objectifs basés sur la créativité, l’innovation, la création d’une forte valeur ajoutée, ainsi que le potentiel de croissance.

Son adoption permettra d’offrir un régime fiscal et douanier incitatif ainsi que des mesures favorables à l’émergence des start-ups technologiques de droit togolais dans le but de faciliter la création d’emplois.

Au titre des projets de décret,

Le conseil a ensuite examiné et adopté un projet de décret fixant le taux, l’assiette, les modalités de recouvrement et d’affectation de la redevance de régulation du système des contrats de partenariat public-privé.

La redevance de régulation du système des contrats de partenariat public-privé contribue à financer le bon fonctionnement du système des contrats de partenariat public-privé. Le taux de cette redevance est fixé à zéro virgule deux pour cent (0,2%) du chiffre d’affaires annuel hors taxes réalisé par le titulaire de tout contrat de partenariat public-privé. L’adoption de ce décret sinscrit dans la poursuite des actions menées en faveur de lamélioration du système de la commande publique.

Le conseil a enfin examiné et adopté un projet de décret portant fixation du taux de l’intérêt légal au Togo au titre de l’année civile 2023.

Conformément à la réglementation en vigueur en la matière, la direction nationale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest pour le Togo a communiqué au ministre de l’Économie et des finances le taux d’intérêt légal pour l’année 2023. Ce taux est fixé à 4,2205%.

Ce décret vient consacrer le taux ainsi fixé.

Au titre des communications,

Le conseil a écouté une première communication relative au déroulement de lAfrica financial industry summit (AFIS) ; présentée par le ministre de l’Économie et des finances.

La première édition en présentiel de lAfrica financial industry summit (AFIS) s’est tenue à Lomé les 28 et 29 novembre 2022. Elle est venue renforcer le rayonnement de notre pays en tant que hub financier et logistique et centre d’accueil des grands évènements.

La réussite de cet évènement qui a regroupé plus de 1000 participants venus de plus de 54 pays est un résultat des actions menées pour renforcer l’attractivité de notre pays, sous le haut leadership de Son Excellence Monsieur le Président de la République.

Le conseil a adressé ses remerciements aux partenaires et félicité les acteurs pour la bonne tenue de l’évènement. Il a instruit pour que les leçons tirées des défis logistiques et de la qualité de service soient prises en compte et que des propositions idoines soient faites en vue de positionner Lomé comme un lieu d’accueil des grandes rencontres internationales.

Le conseil a écouté une deuxième communication relative à l’étude d’impact des véhicules lourds sur les infrastructures routières ; présentée par le ministre des travaux publics.

Il ressort de cette étude que les axes routiers connaissent des dégradations précoces liées aux surcharges des camions transporteurs des marchandises qui desservent toutes les régions du territoire national et d’autres pays de la sous-région.

Tenant compte de cette situation, des actions seront menées afin de renforcer les dispositifs de contrôle, de continuer l’application des mesures incitatives fiscales et douanières pour le renouvellement du parc de camion et d’aménager davantage des espaces de parking et de repos des poids lourds le long des différents axes routiers.

Le conseil a écouté une troisième communication relative à la lutte contre la consommation de la drogue et des stupéfiants au sein de la jeunesse au Togo ; présentée par le ministre du Développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

La présente communication a permis de montrer la nécessité d’initier une réflexion concertée avec les acteurs de la société civile et tous les autres acteurs institutionnels déjà engagés sur ce front pour définir une stratégie destinée à empêcher l’accès des jeunes aux substances toxiques et nocives au Togo.

Cette stratégie visera à prévenir les comportements addictifs chez les jeunes, à diminuer significativement la prévalence de la consommation de drogues et de stupéfiants en milieu scolaire et extrascolaire, et réduire les dommages sociaux et sanitaires qu’entraînent la consommation et le commerce de drogues illicites.

Le conseil a écouté une quatrième communication relative au programme pluriannuel de renforcement des capacités des fonctionnaires de l’administration territoriale à travers des voyages d’études ; présentée par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires.

Ce programme s’inscrit dans la continuité de l’approfondissement du processus de décentralisation et de la performance des collectivités territoriales de notre pays, conformément à l’axe 3 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Il permettra de répondre efficacement aux besoins de décentralisation, notamment en matière d’organisation du contrôle de légalité et d’appui-conseil aux collectivités territoriales, et prendra la forme de visites d’observation au sein des services préfectoraux français, dans une logique d’échange entre pairs.

Le conseil a écouté une cinquième communication relative à la campagne nationale d’information et de sensibilisation sur la déclaration des biens et des avoirs ; présentée par le ministre des Droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté, des relations avec les institutions de la république.

Depuis plusieurs années, le Togo s’est engagé dans un processus de mise en œuvre des mesures pertinentes pour renforcer la bonne gouvernance administrative et économique. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la campagne d’information et de sensibilisation à l’attention des assujettis et des populations sur la déclaration des biens et des avoirs.

Cette campagne permettra également de renforcer la confiance et le soutien des populations vis-à-vis du processus et de créer les conditions dune bonne collaboration entre l’administration et les administrés.

Le conseil a enfin écouté une dernière communication sur le bilan de la mise en œuvre du programme WEZOU ; présentée par le ministre délégué, chargé de l’accès universel aux soins.

La présente communication vise à faire un bilan de la mise en ouevre du programme « Wezou » sur la période d’août 2021 à décembre 2022. Selon ce rapport, le programme connaît une mise en œuvre satisfaisante, démontrant ainsi une adhésion des populations et des acteurs du secteur médical.

Ainsi, le programme a enrôlé près de 290.000 femmes et effectué 1.316.113 prestations dont 281.796 consultations prénatales et 148.275 accouchements. Ceci pour un montant total de près de 2,1 milliards de FCFA

Le conseil s’est réjoui de cette avancée en matière de protection sociale et a encouragé les acteurs à œuvre pour capitaliser sur les bonnes pratiques et identifier les axes d’amélioration dans la perspective de la généralisation de l’assurance maladie universelle.

Au titre des divers,

Le Ministre chargé de l’Agriculture a rendu compte au conseil de la tenue du 12 au 14 janvier 2023 à Dapaong du Forum des producteurs agricoles du Togo. Ce forum régional qui vise à échanger avec les acteurs sur les ambitions de notre pays en matière agricole, en particulier les projets contenus dans la feuille de route gouvernementale.

Ce forum annoncé par le Chef de l’État dans son discours du 31 décembre 2022, le FOPAT se tiendra dans les cinq régions et devrait regrouper 400 participants dont 300 producteurs agricoles.

Fait à Lomé, le 11 janvier 2023

Le Conseil des Ministres.




Togo : encore quelques heures pour la fin du recensement général.

Quatre jours supplémentaires ont été accordés par le gouvernement togolais dans le cadre du 5e recensement général de la population et de l’habitat. Cette opération initialement prévue du 23 octobre au 12 novembre a été prorogée dimanche de quatre jours afin de permettre aux concitoyens togolais et communautés étrangères qui ne se sont pas fait enregistrer au cours de la période de se rattraper.

« Afin de consolider les résultats déjà obtenus, le Gouvernement porte à la connaissance de la population vivant sur toute l’étendue du territoire national -aussi bien les nationaux que les communautés étrangères- que la période des opérations de dénombrement du cinquième recensement général de la population et de l’habitat, initialement fixée du 23 octobre au 12 novembre 2022, est prorogée jusqu’au 16 novembre 2022. » a précisé le gouvernement dimanche dernier.

Les données issues de ce 5ème RGPH permettront à l’État togolais de mieux planifier les projets tels que la construction des hôpitaux modernes adaptés à toutes les couches, des marchés, des salles de classes, l’addiction d’eau, l’assainissement…

Ainsi, les Togolais, togolaises et les communautés étrangères sont appelés à réserver un bon accueil aux agents recenseurs tout en les fournissant des vraies informations.




La fondation SEA et le PNUD comptent former plus de 1 000 jeunes en Agro-business

La Fondation SEA et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont scellé, le 12 octobre 2022, un partenariat pour la formation de jeunes en agri business. Cet accord signé par l’ex-capitaine des Éperviers Sheyi Emmanuel Adebayor et le représentant résident du PNUD Aliou Dia vise à former, sur trois ans, 1 050 jeunes filles et garçons en entrepreneuriat Agricole à Kpalimé.

« Ce programme de formation et d’insertion de jeunes Togolais à l’agri business en collaboration avec l’Infa de Tové est une opportunité pour ces jeunes porteurs de projets d’augmenter leurs chances de réussite. C’est 45 jours de formation intensifs à la théorie et à la pratique » précise le PNUD sur twitter.

Le présent partenariat entre la Fondation SEA et le PNUD répond à la feuille de route gouvernementale 2025, principalement en son axe 2.